Osez la ViaRhôna !

Cyclotourisme – Relier à vélo le lac Léman à la Méditerranée, c’est l’objectif de la ViaRhôna, un parcours de 815 km conçu pour les cyclistes. Mais ce tracé autorise aussi de belles balades, bien plus courtes. Avec à la clef un véritable dépaysement pour un coût modique.

Conseils aux randonneurs
Pour Rodrigue Yao Ogoubi, de l’association Janus France, votre vélo — de préférence un VTC ou un VTT —, devra être entièrement révisé, équipé de bons pneus si possible à dessins classiques (pour la route) afin de limiter les vibrations. Il préconise d’utiliser deux sacoches de 25 litres, accrochées de chaque côté du porte-bagages arrière. Ceux qui dormiront en camping y rangeront tente, nécessaire cuisine, nourriture, sac de couchage, tapis de sol et/ou matelas gonflable, mais aussi les vêtements (dont un coupe-vent imperméable), ainsi que le nécessaire de réparation (rustines avec colle, pince, outil multifonctions de poche).
« L’idée, c’est de ne pas trop se charger, et d’éviter les jeans », conclut-il. Concernant le transport, il est possible de se rendre sur place avec matériel et bagages en TER. Le transport du vélo est gratuit, mais possible dans la limite des places disponibles, et sa place ne peut être réservée.

Les plus aguerris s’en affranchiront en une semaine. Pour les autres, le temps de parcours sera plus long… ou la distance plus courte. Ou les deux. Sur cet aménagement cyclable de 815 km qui relie le lac Léman à la Méditerranée, chacun roule à sa vitesse sans (trop) se soucier des pots d’échappement. Que recherchent-ils, ces cyclotouristes qui transportent parfois leur maison sur le dos ou dans les sacoches qui surmontent leurs roues arrière ? Une pratique sportive conviviale ou solitaire, entre détente, culture et découverte des régions traversées. La ViaRhôna traverse huit départements en Auvergne-Rhône-Alpes, deux en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et autant en Occitanie. Dépaysement assuré.

Voilà pour la carte postale. La réalité est toutefois un peu différente : au printemps dernier, l’itinéraire n’était réalisé qu’à 86 %. En cause notamment, un chaînon manquant de 25 km entre Lyon et Givors, dont la Métropole et la Région se partagent la maîtrise d’heure (les sept premiers kilomètres pour la Métropole, les 18 suivants pour la Région). Pour l’heure, comme le reconnaît Pierre Hémon, conseiller délégué métropolitain, la meilleure solution consiste à prendre le TER pour franchir cette portion.

Les cyclistes devront aussi attendre au moins l’année 2020 pour bénéficier d’aménagements entre Leyrieu et Villette-d’Anthon (20 km). Plus à l’est, entre Virignin (Ain) et La Balme (Savoie), l’itinéraire passe sur trois kilomètres par la RD 1504, une ancienne route nationale mal sécurisée qu’empruntent de nombreux camions. Une passerelle pour la contourner devrait être mise en service pendant l’été. On déplore aussi d’autres points noirs, comme aux alentours de Vienne ou de Condrieu, où certains passages sont rendus dangereux par la présence de racines qui déforment l’enrobé. Les collectivités, dont certaines étaient pourtant réticentes au départ, commencent donc à jouer le jeu. Intérêt soudain pour les modes doux, ou anticipation de retombées économiques conséquentes ?

Toujours est-il que la ViaRhôna, dans sa forme actuelle, autorise déjà de belles balades. « Il suffit de bien préparer son parcours », assure Rodrigue Yao Ogoubi, président de Janus France, une association vénissiane de promotion du vélo. Sur les sites www.viarhona.com/ et www.francevelotourisme.com/itineraire/viarhona, vous trouverez en effet quantité de renseignements en fonction de votre budget, de votre niveau sportif et de vos attentes : hébergement, restauration, points d’intérêt ou encore distances et niveau d’équipement. À consulter aussi, et à emporter sur place, l’édition dédiée du Guide du Routard. Sans oublier Janus France, qui se fera un plaisir de vous renseigner. À vous de jouer !

Deux idées d’itinéraires

Autour des monts du Bugey
« Si on veut partir pour quelques jours, le tracé au nord de Lyon me semble beaucoup plus agréable que le sud, plus industrialisé. On circule dans un milieu un peu plus naturel, avec une grande variété de paysages. Du parcours, on voit bien les monts du Bugey, qui sont magnifiques. On se balade vraiment entre le fleuve et la montagne, s’enthousiasme Rodrigue Yao Ogoubi. On peut par exemple traverser le célèbre marché de Morestel (38), puis se rendre à Culoz (01) ou Seyssel (74), puis pourquoi pas pousser jusqu’à Genève (Suisse). » D’après le site officiel, comptez environ 80 km entre Morestel et Seyssel, et 145 km entre Morestel et Genève.

Le Grand Parc de Miribel-Jonage
Avec ses grands axes aménagés pour la promenade en famille autour des lacs de Miribel et ses myriades de petits chemins en pleine forêt, le Grand Parc de Miribel-Jonage est l’un des poumons verts de la Métropole. On trouvera notamment dans sa partie est, accessible notamment depuis Meyzieu (ponts d’Herbens et de Meyzieu, côté Grand large), deux petits joyaux de verdure et de tranquillité : les lacs d’Emprunt et de la Forestière. Prévoir un peu de temps, un bon vélo… et de quoi ramener ses détritus. La partie ouest, plus aménagée, offre aussi l’accès à d’autres loisirs, dont la baignade. À découvrir sur https://www.grand-parc.fr et Google Maps.

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