Les professionnels, ultime recours

Avec son fidèle compagnon, un braque nommé Mylie, Gildas Palfart traque les punaises pour le compte de la société tourangelle Bug Expert

Pour le professeur Delaunay, une opération de lutte contre les punaises de lit ne doit pas débuter “tête baissée et armes à la main, mais s’adapter au lieu infesté et aux personnes présentes”. Le scientifique met notamment en avant la mise en place d’une lutte mécanique, “extrêmement efficace” selon lui. Il faut savoir que les punaises de lit meurent en quelques minutes si la température excède 60 degrés, ou si elle est inférieure à – 20 degrés pendant 72 heures. On peut donc utiliser un appareil à produire de la vapeur pour atteindre certains recoins inaccessibles, une machine à laver pour traiter le linge à 60 degrés, ou un congélateur. L’usage de l’aspirateur est plus complexe, car il ne tue pas les insectes, qui peuvent ressortir de l’appareil quelques heures plus tard.

D’autres procédés existent : des pièges actifs chauffants (la punaise est attirée par la chaleur) ou au gaz carbonique, le chauffage du mobilier voire celui du logement, la suppression de l’ameublement, le nettoyage haute pression, ou encore l’utilisation de la terre de Diatomée, une poudre blanche aux propriétés abrasives… Sans parler des procédés chimiques, efficaces mais parfois dangereux. Et pouvant conduire à des mutations génétiques de l’espèce. Tous ces procédés ne sont pas utilisables par des particuliers. Certains nécessitent une expertise et un équipement dont seuls les professionnels peuvent se prévaloir.

“À vouloir gagner du temps et de l’argent, certains particuliers finissent par obtenir l’effet inverse. Et ils aggravent la situation, avertit Andy Pabion, gérant de la société rhodanienne AP3D. Il est vrai que nos protocoles sont lourds — trois passages à 15 jours d’intervalle au minimum —, mais il ne faut pas hésiter à nous contacter avant que la situation ne dégénère. D’autant que, surtout lors d’une infestation importante, la phase de diagnostic est primordiale.”

Pour aider à ce diagnostic, les professionnels ont de plus en plus souvent recours à un autre compagnon de l’homme, le chien. La punaise de lit a en effet une odeur spécifique, parfois détectable par un chien. Lequel est notamment capable, lorsqu’il est dressé par un spécialiste, de détecter la présence d’adultes, de larves ou d’œufs. Une aide précieuse, qui peut convenir aussi bien pour de grands sites que de petits logements.

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