Législatives à droite : un fauteuil pour deux ?

Doriane Corsale, première adjointe au maire (Les Républicains) de Saint-Priest et conseillère métropolitaine, a annoncé le 9 février être « candidate de la droite et du centre » dans la 14e circonscription du Rhône (Vénissieux, Saint-Fons, Corbas, Feyzin, Solaize, une partie de Saint-Priest), sous l’étiquette Les Républicains. Elle bénéficie du soutien marqué de Gilles Gascon, maire de Saint-Priest et patron LR de la circonscription.

Le 14 janvier, le conseil national du parti Les Républicains avait pourtant semblé réserver cette circonscription à un candidat de l’UDI, en l’occurrence Maurice Iacovella, investi par le parti centriste. Interrogé par Expressions, ce dernier s’est dit « surpris », et « en attente d’éclaircissements ». Pour le conseiller municipal d’opposition vénissian, « l’accord entre l’UDI et LR n’est pas finalisé, mais il était clair que la 14e était réservée à l’UDI ».

Pas si clair que ça, en fait, selon Les Républicains. « Cette circonscription a bien été “réservée” le 14 janvier, mais pas attribuée, nuance Vincent Amoros-Bessède, chargé des relations presse à la fédération LR du Rhône. L’investiture dépend d’un accord global avec l’ensemble de nos partenaires, UDI compris. En attendant, elle reste en stand-by ».

Pour mémoire, lors des élections législatives de 2012, la droite, partie en ordre dispersé, était absente du second tour, où s’étaient affrontés Sandrine Ligout (FN) et Yves Blein (PS, élu).

En attendant un éventuel accord qui ferait de l’un des candidats le suppléant de l’autre, les deux représentants « de la droite et du centre » vont faire campagne en parallèle. Maurice Iacovella était d’ailleurs sur le marché Roger-Salengro de Saint-Priest le 5 février (photo ci-dessus). Le lancement officiel de la campagne de Mme Corsale aura lieu le 15 février à Saint-Priest. « Il n’y a pas de territoire imprenable, annonce-t-elle d’ores et déjà sur sa page Facebook (où elle pose en compagnie de Laurent Wauquiez). Ce que nous avons fait à Saint-Priest en 2014, nous allons le refaire en juin sur cette terre de la 14e où l’alliance socialo-communiste a régné sans partage avec tous les dégâts que l’on connait. Et en 2020, ce sera ensuite Corbas, Feyzin et même Vénissieux. »

Du côté de la Fédération LR du Rhône, on explique qu’après tout, « avoir deux candidats au premier tour permet de ratisser plus large, pour se rassembler ensuite ». Une tactique qui à déjà fait ses preuves.

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