La Division-Leclerc épate la galerie

L’an dernier, le GPV (Grand projet de Ville, basé à la Maison du projet aux Minguettes), la Ville et le bailleur Alliade Habitat ont lancé un appel aux artistes et compagnies vénissianes. Ils leur proposaient d’imaginer le programme d’occupation d’un local technique, situé dans la tour 6 de la Division-Leclerc et mis à disposition par Alliade.

L’Espace Pandora, Bizarre !, la Tribu Hérisson, Traction Avant et Le Civil —la compagnie de Stéphane Lambert, enseignant à l’école de musique Jean-Wiéner, qui mettait en avant une expérience de trois années avec l’IME Jean-Jacques-Rousseau— se penchaient aussitôt sur le projet.
En octobre 2014, la Tribu, Le Civil et Traction Avant restaient en lice, avec le plasticien Antonin Rêveur. Un budget leur était octroyé pour faire vivre le lieu. « Nous nous sommes mobilisés sur cette proposition, souligne Stéphane Lambert. Le 19 décembre, nous avons présenté chacun une forme artistique dans la tour 6. La soirée a permis de présenter ce que les différentes compagnies pouvaient montrer, en nous répartissant les espaces. J’ai proposé aussi d’articuler intérieur du bâtiment et extérieur : nous devions nous approprier aussi les espaces extérieurs. »

Dans la plus grande des pièces, Stéphane et un de ses complices du Civil ont remonté le cirque à sons, conçu avec le sculpteur Yves Henri et déjà expérimenté à l’école de musique. Dans une autre salle, ils œuvraient avec du rotin dans une perspective plus plastique. Tandis que Traction Avant présentait l’aspect théâtral de son travail, la Tribu Hérisson mettait en place un dispositif de diffusion sonore auquel s’ajoutait, à l’extérieur, un arbre à casques.
« Nous avons été victimes de notre succès, s’amuse Stéphane. Nous avons fait du bruit dehors, ce qui a attiré du monde. Nous avons éveillé la curiosité en montrant quelque chose de particulier. Cette étape a vraiment donné le coup d’envoi au projet. »
Que faire alors de ce local, pas forcément adapté au spectacle vivant ? « Éviter qu’il soit le Q.G. des compagnies, répond Stéphane. Ce n’est ni un théâtre ni une scène. Pourquoi pas une galerie ? »

À raison d’au moins un rendez-vous par mois, un début de saison a été mis en place, qui s’étend jusqu’en décembre. « Nous avons établi une hiérarchie entre les gros événements, qui se dérouleront tout à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et de plus petits avec, par exemple, des expositions d’objets insolites ou des films de Svankmajer, pour montrer nos envies. Nous espérons aussi recevoir des artistes invités. Traction Avant et la Tribu travaillent sur un projet baptisé « De bouche à oreille », pour collecter des paroles et des sons. Antonin Rêveur, lui, a quitté l’aventure. »
L’enjeu est de créer une véritable action culturelle dans laquelle le voisinage se sente concerné. Pas simplement des animations sporadiques mais des rendez-vous montrant une exigence de création. Des ateliers seront mis en place au fur et à mesure, « pour faire entrer ceux qui s’y inscriront dans des processus d’autonomie et de construction de soi. » Et pourquoi ne pas présenter dans la galerie ce que les habitants auront réalisé ?

Les rendez-vous

Après l’inauguration de la Galerie le 23 septembre, les prochains rendez-vous sont les suivants :
– Mercredi 14 et jeudi 15 octobre :
« Le bouche à oreille » étape 1 avec la Tribu Hérisson et Traction Avant.

– Vendredi 16 octobre, 19 heures :
Soirée purée avec la compagnie Le Civil.

– Vendredi 13 novembre, 19 heures :
Soirée guinguette avec un concert de La Bête et du Duo Incongru

– Mercredi 18 et jeudi 19 novembre :
« Le bouche à oreille » étape 2 avec la Tribu Hérisson et Traction Avant.

– Mercredi 16 décembre, de 18 à 21 heures :
Soirée lumière avec la compagnie Le Civil.
« Le bouche à oreille » étape 3, spectacle déambulatoire avec la Tribu Hérisson et Traction Avant.

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