Politique de la Ville : Vénissieux reste dans la carte des zones prioritaires

Sans surprise, Vénissieux figure dans la nouvelle liste des 700 communes classées en politique de la Ville, publiée ce mardi par le ministère de Najat Vallaud-Belkacem.

1300 quartiers au lieu de 2500 précédemment. La nouvelle carte géographique de la politique de la Ville, publiée ce mardi 17 juin, divise par deux le nombre de zones bénéficiaires. Cette remise à plat a pour objectif de mettre un terme au saupoudrage des moyens. Pour ne pas prêter le flanc à la critique, le gouvernement a défini un unique critère de sélection : le revenu des habitants. Dans les zones sélectionnées, plus de la moitié de la population vit avec moins de 11 250 euros par an, soit 60 % du revenu médian national.
C’est le cas des Minguettes et de Max-Barel, les deux quartiers vénissians classés depuis de longues années en politique de la Ville. Dans l’agglomération lyonnaise, la carte évolue sensiblement avec la sortie du dispositif de neuf communes de taille petite ou moyenne, notamment nos voisines Feyzin et Mions. On retrouve en revanche toutes les grandes villes de l’Est lyonnais comme Bron, Saint-Priest, Décines ou encore Vaulx-en-Velin.
Le budget alloué à la politique de la Ville s’élève à un peu plus de 300 millions, ce qui est faible ramené au nombre de personnes qui habitent ces 1300 quartiers prioritaires. Mais le classement en politique de la Ville permet surtout d’entrer ou de rester dans le programme de rénovation urbaine, qui mobilise lui des sommes autrement plus élevées. Le programme lancé en 2003 a ainsi mobilisé 12 milliards d’euros. Et un nouveau programme doté de 5 milliards est annoncé pour l’automne. Mais seuls les 200 quartiers qui présentent “les dysfonctionnements urbains les plus importants” en bénéficieront.

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