16 millions d'euros pour le nouveau groupe scolaire Joliot-Curie

École maternelle, école élémentaire, restaurant scolaire et maison de l’enfance : le groupe scolaire va être entièrement reconstruit. C’est le plus gros chantier du mandat municipal.

Appareils photos en main, des écoliers de Joliot-Curie ont joué les reporters, vendredi 29 juin, à l’occasion de la pose de la première pierre du groupe scolaire Joliot-Curie, qui va être reconstruit rue Roger-Salengro. Michèle Picard, le maire, était entourée de nombreux élus de Vénissieux. Ils accueillaient notamment Alain Jeannot, conseiller général du Rhône représentant le président Mercier, ainsi que Marie-Christine Burricand et Christian Falconnet, conseillers généraux de Vénissieux. Jean-Luc Duret, inspecteur de l’Éducation nationale, représentait le directeur académique.
Le groupe scolaire Joliot-Curie date de 1961. Et sa dernière réhabilitation remonte à 1992. C’est en 2008 que l’équipe municipale décidait de sa reconstruction ; se succédaient ensuite différentes phase d’études et de concertation, s’étalant sur plusieurs années en raison de l’ampleur du projet. En 2010, le conseil municipal lançait l’autorisation de programme et le concours de maîtrise d’œuvre, remporté par le groupement d’ingénierie lyonnais Strates,  avec ses co-traitants, le bureau d’études Iosis et l’acousticien GTI .
« Ce projet est l’investissement le plus important du budget municipal, insistait le maire, vendredi. Entre l’acquisition du terrain et le coût de l’opération, notre Ville investira près de 14 millions d’euros, le Département apportant une contribution de 2 millions d’euros pour le terrain, le bâtiment et les espaces extérieurs. » Le groupe scolaire offrira treize classes : six pour l’école maternelle et sept pour l’élémentaire, ainsi qu’un restaurant scolaire. La Maison de l’enfance pourra accueillir 84 enfants, sur 465 m2.
L’architecte de Strates, Monique Maire-Amiot, présentait le futur bâtiment qui sera labellisé Haute qualité environnementale et basse consommation. Au rez-de-chaussée : l’école maternelle et une partie des locaux de la Maison de l’enfance (direction et secteur maternel). À l’étage : l’école élémentaire, dont la conception permettra une éventuelle extension de quatre classes, et le secteur élémentaire de la Maison de l’enfance. Les espaces extérieurs se répartiront entre deux cours de récréation, une voie piétonne d’accès à l’école, un parking de 25 places pour le personnel, un dépose-minute de 5 places et une aire de stationnement pour les bus.
« Coloré, aéré avec près de 5 700 m2 d’espaces extérieurs, répondant aux normes thermiques BBC, le nouveau groupe scolaire va acquérir, j’en fais le pari, une réelle identité visuelle et architecturale, devenant un point d’ancrage au coeur de Vénissieux », se réjouissait Michèle Picard.
Alain Jeannot, au nom du président Mercier, soulignait que le dynamisme d’une commune passe par les choix de ses élus : « La construction d’un groupe scolaire montre sa vitalité ». Pour Jean-Luc Duret, inspecteur de l’Education nationale, « entrer dans cette maison commune qu’est l’école, c’est prendre le chemin de la réussite ». « Notre nouveau ministre de l’Éducation nationale a adressé aux personnels un courrier dans lequel il évoque la reconstruction, la restauration, la refondation de l’éducation. C’est ce que vous faites ici à Vénissieux », assurait-il.
« L’école publique laïque et gratuite est le creuset du vivre ensemble, de la tolérance, de la différence, insistait encore Michèle Picard. Voilà pourquoi nous en avons fait la pierre angulaire de notre politique. L’investissement de la Ville dans ses écoles est important : 340 000 euros ont été débloqués pour les travaux de réparation et de sécurité des groupes scolaires et 850 000 euros dans les opérations de réhabilitation et travaux liés à la carte scolaire. »
Le centre-ville pourrait bien être le prochain quartier à bénéficier d’un investissement scolaire lourd, puisqu’au titre des « pistes de réflexion », le maire citait « l’éventuelle création d’un deuxième groupe scolaire ou l’extension de l’établissement sous sa forme actuelle ». À ce sujet, elle jugeait rassurantes les études menées avec le cabinet Orgeco sur l’augmentation des effectifs à l’horizon 2020 : «Mis à part le Centre, nous sommes en capacité d’accueillir les nouveaux écoliers dans les structures actuelles. »

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