Conseil général : alerte sur les budgets des centres sociaux

Le 30 mars, le budget du Conseil général était adopté par la majorité départementale. « Un budget d’austérité et de régression sociale, estiment les deux élus communistes de Vénissieux, Marie-Christine Burricand (canton sud) et Christian Falconnet (canton nord), qui aura des conséquences lourdes sur les centres sociaux. » Ils ont dit pourquoi, au cours d’une conférence de presse, ce lundi.

Il y a urgence et les chiffres parlent d’eux-mêmes :”Onze secteurs gérés par les services du Conseil général auront en 2012 un budget en baisse, de -29,1% pour le sport à -0,38% pour l’insertion. Sont également touchés la voirie, l’environnement, le logement, l’aménagement, la culture, les moyens de l’institution, l’action sociale de proximité…”  Seuls les collèges, le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et le secteur « handicap » sont préservés.
Les centres sociaux (qui reçoivent leurs financement de la CAF, des Villes et du Conseil général) seront particulièrement touchés par la diminution des subventions départementales. “Les propositions les concernant sont en baisse en moyenne de 9 à 12%, précise Marie-Christine Burricand. À Vénissieux, le centre social du Moulin-à-Vent et celui de Parilly perdraient chacun 1600 euros (- 9,5% par rapport en 2011). Ceux des Minguettes perdraient 5 600 euros (- 12%).
Marie-Christine Burricand poursuit : “Les subventions de la CAF devraient également diminuer. Si bien que la Ville de Vénissieux a dû consentir un effort important. Ainsi, elle a alloué 135 000 euros au centre social de Parilly (+ 8 000 euros par rapport à 2011) ; 191 000 euros à celui du Moulin-à-Vent ( + 3 200 euros) et, pour ceux des Minguettes, 260 000 euros (+ 32 000 euros). »
Comment en est-on arrivé là ? Les conseillers généraux de Vénissieux apportent une explication : “Michel Mercier, le président, et sa majorité, pensent que les communes vont compenser ces baisses… » Et ils s’interrogent : « Comptent-ils faire payer aux communes et aux habitants les intérêts des prêts toxiques qu’il a passés avec Daxia ? Ou le budget exponentiel de construction du Musée des Confluences ?”
Sans attendre les décisions budgétaires définitives, qui interviendront le 22 juin, les deux élus souhaitent alerter les usagers et conseils d’administration. “À Vénissieux comme ailleurs, les centres sociaux jouent un rôle d’autant plus primordial que tout le tissu social est fragilisé”, rappelle Christian Falconnet, qui ne cache pas son inquiétude.

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