Les salariés de Laporte-Crapie sont dans l’angoisse. Le 16 mars prochain, la reprise de leur entreprise (probablement par le groupe Vinci) sera officialisée par le tribunal de commerce. Et le lendemain, la liste des licenciés sera connue. Douze emplois sur trente-huit doivent disparaître.
En janvier dernier, à la suite de pertes financières, l’entreprise de la rue Yves-Toudic, spécialisée dans la fabrication de panneaux de signalisation routière, avait été placée en redressement judiciaire. “On a l’impression que tout cela a été programmé, dénonce Didier Mazanon, délégué CGT du personnel. Depuis que nous avons été rachetés, il y a deux ans, par le fonds d’investissement Acto, qui appartient à Groupama, tout s’est déréglé. On est baladé dans un jeu de Monopoly. Notre entreprise est pourtant viable, dans un secteur porteur.” Les salariés sont convaincus que la société ne serait pas aujourd’hui dans une situation aussi délicate, si elle avait bénéficié d’un vrai projet industriel conduit par une direction soucieuse de développer l’activité.
“On espère pouvoir réduire le nombre de licenciements, souligne Didier Mazanon. Ce n’est pas facile de mobiliser quand chacun craint pour son emploi. Nous sommes en lien avec l’inspection du travail pour voir ce qu’il est envisageable de faire. »
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