

La résidence Le Quartz dans le quartier Grand Parilly. Photo archives Expressions
Alors que l’encadrement des loyers pourrait prendre fin en novembre 2026, une cinquantaine de maires de grandes villes françaises montent au créneau pour défendre ce dispositif qu’ils jugent « indispensable » face à la crise du logement. Dans une tribune publiée par Le Monde, ils demandent au gouvernement et au Sénat de pérenniser cette mesure expérimentée depuis 2015 dans près de 70 communes.
Parmi les signataires figurent plusieurs élus de la métropole lyonnaise, dont le maire de Vénissieux, aux côtés des maires de Lyon, Villeurbanne ou encore Bordeaux et Montpellier. Tous défendent un outil jugé efficace pour limiter les excès du marché locatif dans les zones tendues.
Les élus rappellent que l’encadrement des loyers a permis de ralentir la hausse des prix et de protéger les locataires contre les abus. À Lyon et Villeurbanne, comme à Paris ou Lille, des études montrent que les augmentations de loyers ont été nettement plus modérées que dans les villes non concernées par le dispositif. À Paris, les économies réalisées par certains locataires atteindraient près de 1 000 euros par an.
Pour les maires signataires, l’enjeu est social autant qu’économique. Dans un contexte où le coût du logement pèse toujours plus lourd dans le budget des ménages, ils estiment que les collectivités doivent conserver la possibilité d’agir pour garantir des loyers « justes » et maintenir l’accès au logement pour tous.
La tribune intervient alors qu’une proposition de loi visant à prolonger et renforcer l’encadrement des loyers a déjà été adoptée par l’Assemblée nationale. Les élus appellent désormais le Sénat et le gouvernement à prendre leurs responsabilités afin d’éviter la disparition d’un dispositif qu’ils considèrent comme essentiel pour lutter contre les inégalités territoriales et sociales.



































Derniers commentaires