

Rentrée des classes de l’école du Centre — photo Emmanuel Foudrot
À l’occasion de la publication de la carte scolaire, le 23 mars dernier, les enseignants et les syndicats ont eu une bien mauvaise surprise. À Vénissieux, 32 fermetures de classes étaient prévues pour seulement sept ouvertures.
Le lendemain, Idir Boumertit, tout juste élu maire de Vénissieux, adressait une lettre au directeur académique pour dénoncer ces mesures, qu’il qualifie d’« hécatombe organisée contre l’école publique » : « C’est une attaque directe contre l’école publique dans une ville populaire, déjà confrontée à des besoins éducatifs importants. Ce projet n’est ni juste, ni soutenable, ni acceptable. (…) L’école publique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un droit fondamental. »
Après la forte mobilisation des syndicats, l’Inspection académique a accepté de revoir le nombre de fermetures, et ce sont près de dix classes qui ont été « sauvées ». Le 27 mars dernier, le FSU-SNUipp a en effet annoncé qu’à Vénissieux, le nombre d’ouvertures restait le même, mais que le nombre de fermetures passait de 32 à 23 classes. Une amélioration qui n’a pas suffi à apaiser la colère des enseignants.
Ce mardi 31 mars, une mobilisation a été lancée dans les écoles primaires ainsi que dans les collèges et les lycées. Les enseignants dénoncent les fermetures de classes et la suppression de 4 000 postes d’enseignants dans l’ensemble de la France pour la rentrée prochaine. « Il y a en effet une baisse démographique ces dernières années, admet Lambert Fournel, élu à la CGT Éducation du Rhône , qui siège au Comité social d’administration spécial départemental (CSASD). Mais on estime que l’Éducation nationale devrait en profiter pour alléger les effectifs en classe et améliorer les conditions de travail. Il y a une souffrance importante chez les professeurs. »
Toujours le 31 mars, un nouveau groupe de travail avait lieu avec les syndicats pour poursuivre les négociations. Pour Vénissieux, le nombre de classes fermées reste de 23 et le nombre d’ouvertures passe à six. Dans les faits, certaines fermetures ont été annulées, des créations confirmées et des décisions ont été mises en pause jusqu’à juin, une fois le nombre d’inscriptions définitives connu.
Idir Boumertit — accompagné de Jean-Paul Crouzet, adjoint au maire et ancien directeur d’école, qui pourrait devenir son adjoint à l’Éducation — était présent devant l’Inspection académique du Rhône pour apporter son soutien aux grévistes. « L’école a besoin de moyens supplémentaires, pas de reculs », a indiqué le maire dans un post sur les réseaux sociaux.



































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