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Nadel Feniche, un vétéran d’équerre

À 50 ans, il évolue au poste d’ailier au VHB, actuellement en course pour l’accession en Nationale 3. La preuve que parfois, la passion n’a pas d’âge.

Nadel Fenich (à gauche) titulaire à 50 ans en prénationale avec le VHB


Qu’est-ce qui fait courir ou plutôt jouer Nadel, qui vient d’avoir 50 ans ?

L’envie de partager de bons moments dans un sport que j’aime profondément. Il y a une bonne cohésion dans cette équipe, et les résultats suivent. J’avoue aussi que continuer à garder la forme et à faire fonctionner mon corps est une motivation supplémentaire. Avoir une activité sportive permet de retarder un peu l’horloge biologique…

Vous étiez déjà à Vénissieux l’an dernier, avec une rétrogradation à la clé…
Justement. Olivier Odisio était alors coach, et nous ne sommes pas parvenus à nous maintenir. J’avais à cœur de laisser la place propre derrière moi. J’ai donc rempilé pour une année supplémentaire afin de tenter de retrouver, avec une grande partie du groupe, la Nationale 3. Et pouvoir partir à la retraite l’esprit serein.

Ressentez-vous le poids de vos 50 ans ?
J’ai perdu un peu de masse musculaire, avec le temps. Mais je compense par une bonne hygiène de vie : pas d’alcool, pas de tabac, une alimentation équilibrée et des nuits correctes, je ne me couche pas trop tard. Même à 50 ans, je n’ai pas d’entraînement spécifique, je participe aux mêmes séances que les autres. Simplement, je me gère davantage pour éviter les blessures. J’anticipe, j’ai besoin de réfléchir à ma préparation pour durer.

À 50 ans, votre parcours doit être très riche ?
J’ai été formé à Villeurbanne, de benjamin à espoir. Ensuite, j’ai effectué mon service militaire en 1997. À mon retour, j’ai roulé ma bosse dans presque tous les clubs de la région : Saint-Priest, Caluire, Vaulx-en-Velin et Vénissieux, et à chaque fois, j’ai connu une accession en National 2, voire National 1 avec le VHB. Et ce n’est pas tout, il y a aussi eu Bourgoin avec une accession en N2, puis Meximieux, avec une montée en N3, avant mon retour ici à Vénissieux, depuis deux ans.
Par ailleurs, grâce à ma profession de policier, j’ai été sélectionné quinze fois en équipe de France de la police, participant à trois championnats d’Europe.

Votre métier de policier a-t-il été un atout supplémentaire dans votre parcours sportif ?
Oui, je le pense, car les deux sont très complémentaires. Mon expérience professionnelle m’a permis de véhiculer et de transmettre certaines valeurs. Ce qui est frappant, c’est que la plupart de mes amis dans la vie, dans mon quotidien, viennent du handball. Sans ce sport, je n’aurais pas fait autant de rencontres, ni autant voyagé. Le hand m’a fait découvrir la France, un beau pays.

Pourquoi avez-vous choisi de revenir à Vénissieux ?
Je sortais de quatre saisons à Meximieux, Nessim Rebeh et Olivier Odisio m’ont fait confiance pour apporter mon expérience en tant qu’ailier droit, et ancien du club. Malheureusement, on n’a pas pu se maintenir. Ce qui m’a poussé à poursuivre l’aventure au VHB. Je ne suis pas dans un esprit de revanche mais j’ai envie d’apporter mon vécu aux plus jeunes.

La rétrogradation du club, de Nationale élite en Nationale 3, n’a pas freiné votre retour ?
Je ne veux pas entrer dans la polémique. Ce que je souhaite, c’est que le VHB retrouve un niveau national, car il le mérite, tout comme l’ensemble des bénévoles de l’association qui s’investissent chaque week-end. De quoi demain sera-t-il fait ? Pour l’instant, je ne le sais pas trop, je me concentre sur le championnat 2025-2026. Nous sommes à ce jour leaders, et tout le monde nous attend, chaque semaine. On veut la peau du premier, c’est de bonne guerre, c’est le sport.

Vous avez d’autres objectifs sportifs ?
Je ne suis jamais à l’abri d’une blessure, et il faut savoir laisser la place aux jeunes. Une reconversion dans le hand ne me déplairait pas : entraîneur, adjoint, ou préparateur physique. Si je reste dans ce milieu, ce sera à Vénissieux. J’aime rendre la confiance que l’on m’a accordée, malgré mon âge.

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