Fin octobre, Mokrane Kessi indiquait dans un communiqué de presse, portant pour en-tête « Groupes d’action de la France insoumise et Union populaire Vénissieux », qu’il s’était vu confier, avec Sihem Maouchi, la responsabilité de « faire émerger une alternative politique populaire » en vue des élections de mars. Un quasi-acte de candidature qui avait provoqué la colère des élus LFI au conseil municipal. Lesquels avaient répondu par l’intermédiaire de Jean-Paul Crouzet, chef de file en vue du prochain scrutin, que « M. Kessi ne peut prétendre représenter la France Insoumise à Vénissieux ». Quelques semaines plus tard, Idir Boumertit, député de la 14e circonscription du Rhône, déclarait sa candidature sous les couleurs de LFI.
Ce qui n’a pas arrêté Mokrane Kessi, adhérent au Parti de gauche (PG) et président de l’association France des Banlieues. « Le PG fait partie du mouvement qu’est la France Insoumise, rappelle-t-il. On m’a demandé de me rapprocher d’Idir Boumertit, j’ai tendu la main, proposé qu’on travaille ensemble, mais je n’ai pas eu de nouvelles. Alors j’ai décidé de me lancer. Ça fait quarante ans que je milite dans les quartiers, je les connais par cœur. Je veux proposer une troisième voie à gauche, ni Michèle Picard ni Idir Boumertit ne répondent aux problèmes de fond. Avec eux, rien ne changera pour les habitants, ils sont issus de la même majorité. Je veux être un maire de rupture. »
Pour cela, Mokrane Kessi souhaite « faire de la jeunesse, la priorité », avec notamment la création d’un guichet jeunesse municipal unique, intervenant sur les problématiques d’emploi, de formation, d’orientation, de logement et de santé. Il propose également de donner la parole aux habitants via des référendums d’initiative citoyenne locaux, sur les grands projets de la Ville. Il souhaite par ailleurs « remettre de la présence humaine » dans les quartiers pour favoriser la tranquillité des habitants, en renforçant par exemple les équipes de médiateurs et en créant des lieux de vie « partagés et apaisés ». Et annonce, enfin, que s’il est élu, « un plan massif de dératisation sera décrété ».
« Ma liste est presque prête, assure Mokrane Kessi. Elle comprendra au moins un représentant de chaque quartier, avec aussi des jeunes. Bref, ce sera une liste à l’image de notre ville. »
Mise à jour du 7 janvier : Ce mercredi 7 janvier, le Parti de gauche a indiqué sur X, anciennement Twitter, « [dénoncer] formellement l’usurpation par ce candidat de l’appartenance au PG »































Leveque
7 janvier 2026 à 12 h 50 min
Ce candidat n’appartient pas au parti de Gauche
https://x.com/i/status/2008827710114803834