

Face à la France insoumise qui a décidé de faire cavalier seul pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les autres formations de gauche ont affiché leur union, ce samedi matin, dans la salle du foyer communal Paul-Langevin.
À la tribune, entourant le maire sortant communiste Michèle Picard, avaient pris place Nicolas Porret (Les Écologistes), Djil Ben Mabrouck (Société civile), Vincent Biloa (Parti socialiste), Cédric Rousset (Parti radical de gauche), Adrien Drioli (Gauche républicaine et socialiste) et Françoise Chalons (L’Après – le mouvement fondé par d’anciens insoumis tels que Clémentine Autin et Alexis Corbière).
Dans la salle, plusieurs dizaines d’habitants et de militants étaient également venus exprimer leur soutien à la liste « Unir, Résister, Agir », notamment Djamel Atallah, l’un des initiateurs de l’historique Marche pour l’égalité et contre le racisme, ou encore Gilles de Gea, secrétaire général de l’Union locale CGT.
Tous les intervenants qui se sont succédé au micro ont insisté sur deux mots d’ordre : la nécessité de poursuivre le travail accompli durant un mandat 2020-2026 compliqué, qui aura vu se succéder les crises ; et l’obligation pour la gauche de se serrer les coudes face à la menace de la droite et de l’extrême droite.
Dans son discours d’introduction, la candidate Michèle Picard avait donné le ton, condamnant « les diviseurs » et rappelant que l’alliance des droites est déjà tangible : « Pour la première fois, un texte du Rassemblement national a récemment été adopté à l’Assemblée avec les voix des députés LR et Horizon ».


Adrien Drioli a insisté sur « l’impératif de construire durablement l’union en veillant à la défense des services publics, notre colonne vertébrale ». Le responsable de la GRS n’a pas manqué au passage de dénoncer ceux qui font du « tourisme politique, passant sans sourciller de Macron à LFI » – une allusion claire au ralliement de l’ancien socialiste Lotfi Ben Khelifa à la liste insoumise d’Idir Boumertit.
Cédric Rousset, pour le PRG, a dit son « refus des extrêmes, de tous les extrêmes, y compris à gauche », donnant pour exemple la proposition défendue nationalement par LFI de supprimer les caméras de vidéosurveillance. « On ne peut qu’être inquiet », a-t-il commenté.
Le représentant du PS, Vincent Biloa, a repris à son compte l’intitulé de la liste pour expliquer le soutien de son parti : « Unir, parce que c’est la vocation de la gauche, Résister à la poussée de la droite car c’est notre devoir, et Agir, comme l’a fait la majorité municipale durant ce mandat difficile ».
En conclusion, Michèle Picard n’en a pas rajouté dans la critique de ses concurrents, préférant se projeter dans l’après en affichant son optimisme. « Il faut des élus expérimentés et de la stabilité pour gérer une ville dans le contexte actuel, a souligné la candidate. Or mon équipe est solide et engagée, et nos partenaires et soutiens sont chaque jour plus nombreux. Le 15 mars, nous serons en tête ! »

































Noël Vouillon
7 décembre 2025 à 16 h 37 min
Bravo !
Que cherche FI ? Poser la question c’est y répondre…