

« Il y a de nombreuses leçons à tirer du 17 octobre 1961, a souligné le maire de Vénissieux à l’occasion la commémoration qui s’est tenue devant la stèle du parc Louis-Dupic. Dans un premier temps, rappeler que ce 17 octobre a été restitué à la mémoire collective, que cette date aussi terrible et dramatique soit-elle, fait partie de l’histoire de notre pays. »
Devant un parterre d’élus, du député Idir Boumertit, du vice-consul algérien Icham Bougherra ainsi que des responsables du collectif Devoir de mémoire et réconciliation, Amar Chebel et Farouk Ababsa, l’atmosphère était empreinte de recueillement.
« À travers notre quête d’une vérité des faits, c’est la voie de la réconciliation, de l’apaisement et du partage qui se dessine, a poursuivi Michèle Picard. Redonner du sens à ce qui a été, c’est redonner du sens à ce nous sommes. Notre prochaine Maison des Mémoires occupera cet espace-là, au croisement des cultures et des histoires qui nous unissent, dans la communion comme dans la douleur. »
Cette commémoration s’est poursuivie par un moment fort en émotion : la représentation du spectacle « 17 octobre 1961, je me souviens » du metteur en scène et acteur, M’Hamed Kaki, joué à la Halle à grains devant une soixantaine de spectateurs. « Ce spectacle est d’abord un hommage à nos parents, assassinés le 17 octobre à Paris, rappelait l’artiste. J’ai voulu revisiter ce drame historique, en mêlant mémoire intime et mémoire collective. J’interroge la répression du 17 octobre comme un crime d’État et j’en fais un héritage à transmettre aux jeunes générations. J’ajoute qu’il s’agit d’un hommage vibrant aux invisibles, aux oubliés et aux résistants de l’ombre. Pour l’instant, je ne joue qu’en France, de Givors à Stains en passant par Noisy-le-Sec et Vénissieux. »

































Derniers commentaires