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ZFE renforcée : les annonces de Bruno Bernard font débat au sein de la majorité métropolitaine

[Actualisé] Le 12 novembre, le nouveau président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard, annonçait sa volonté d’élargir la Zone de faibles émissions (ZFE) et de durcir les conditions d’accès. Ce vendredi, le groupe communiste et républicain se positionne pour une approche « pédagogique et non punitive ». Le groupe Métropole insoumise, résiliente et solidaire (Mirs) s’interroge également « sur la pertinence de pénaliser les ménages les plus modestes ».

[Actualisé] Le 12 novembre, le nouveau président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard, annonçait sa volonté d’élargir la Zone de faibles émissions (ZFE) et de durcir les conditions d’accès. Ce vendredi, le groupe communiste et républicain se positionne pour une approche « pédagogique et non punitive« . Le groupe Métropole insoumise, résiliente et solidaire (Mirs) s’interroge également « sur la pertinence de pénaliser les ménages les plus modestes ».

Le débat est lancé. Et il ne devrait pas manquer de s’intensifier dans les semaines et mois à venir, y compris au sein de la majorité métropolitaine, jusqu’au conseil communautaire  de mars 2021 qui doit entériner la mise en place d’une Zone de faibles émissions (ZFE) « élargie et plus ambitieuse ».

En présentant son projet de ZFE renforcée, le 12 novembre dernier, le président écologiste Bruno Bernard a fixé des objectifs élevés. Il souhaite qu’à terme « le parc automobile soit à la fois réduit et dépollué » et il veut « sortir du diesel ». Comment ? En agrandissant d’ici 2026 le périmètre de la zone de faibles émissions et en durcissant les conditions d’accès. Bien au-delà du périphérique – qui dessine grosso modo les limites actuelles de la ZFE – il deviendrait impossible, y compris aux particuliers, de circuler dans un véhicule qui ne serait pas muni d’une vignette Crit’Air 0 et 1. Ce qui exclut les diesels, même les plus récents, et tous les véhicules essence antérieurs à 2011. Un but louable sur le plan environnemental, mais une bombe sociale pour tous les foyers modestes qui verraient leur liberté de déplacement entravée faute de pouvoir acheter une voiture récente.

Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 20 novembre, le groupe communiste et républicain de la Métropole, qui compte dans ses rangs trois élus vénissians (Michèle Picard, Pierre-Alain Millet et Marie-Christine Burricand), se positionne pour une « ZFE pédagogique et non punitive ». Avant toute prise de décisions, ils demandent un bilan du dispositif mis en place en janvier 2019  et la réalisation de plusieurs études d’impact sur une ZFE renforcée. En particulier, ils souhaitent savoir combien d’habitants seraient « interdits » de circuler. « Cette dimension sociale relève d’une ségrégation qui n’est pas acceptable pour nous », précise le communiqué. En matière de propositions, les élus communistes se déclarent favorables à « faire évoluer la ZFE vers une politique d’accompagnement aux transformations des mobilités urbaines ». Ils plaident en particulier pour l’élaboration d’un nouveau Plan de déplacements urbains (PDU) qui fixe l’objectif d’une part modale des transports en commun dépassant 30 %, « ce qui suppose un programme massif d’investissements en RER, métro, trams, bus ».

Un autre groupe membre de la majorité a fait entendre une voix discordante. La Métropole insoumise, résiliente et solidaire (Mirs), où siège le Vénissian Idir Boumertit, « s’interroge sur la pertinence de pénaliser les ménages les plus modestes par l’interdiction des vénicules particuliers Crit’Air 2 et 3 d’ici la fin du mandat ».  Pour les Insoumis, « l’extension de la ZFE ne doit en aucun cas se transformer en un nouveau péage urbain ». Ils avancent des solutions « plus positives » comme l’alternance des jours pairs/impairs en lien avec les plaques d’immatriculation, l’interdiction des SUV, la densification des parkings relais gratuits en périphérie, ou encore la gratuité des transports en commun les jours de pollution.

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