Déclassement de l’A6-A7, quel impact sur Vénissieux ?

 

circulation Rocade Est (prs de Genas)

L’Etat vient de donner son feu vert pour « déclasser » l’A6-A7 dans la traversée de Lyon. Le secrétaire d’État chargé des Transports, Alain Vidalies, en a informé le président de la Métropole du Grand Lyon, Gérard Collomb, mardi 3 mai. La portion allant d’Écully à Pierre‐Bénite en passant par Lyon, La Mulatière et Oullins ne sera donc plus une autoroute mais un boulevard urbain. Sur cette voie s’appliqueront une diminution de la vitesse et probablement du nombre de voies, et donc une limitation de la circulation, notamment du trafic de transit (16.000 véhicules par jour). L’objectif est également de créer des espaces végétalisés et des accès aux berges du Rhône. Pour Gérard Collomb, « c’est une avancée historique. »

Quel calendrier ?
La présidence de la Métropole a annoncé la mise en place d’un groupe de travail placé sous l’égide du Préfet, qui devra déterminer, d’ici fin juin, les modalités de mise en œuvre de ce déclassement, définir son calendrier et caractériser les aménagements réalisables à court terme.

Un report sur le périphérique ?
Parallèlement, l’État poursuit ses études pour un grand contournement autoroutier de Lyon. « Déclassement et contournement ne doivent pas aller l’un sans l’autre, avertit Yolande Peytavin, première adjointe au maire de Vénissieux et conseillère métropolitaine, qui s’inquiète des possibles conséquences indésirables d’un déclassement précipité. Si la transformation de l’A6-A7 en boulevard se fait avant le bouclage complet de l’A432, cela risque fort d’entraîner un report massif du trafic sur le périphérique et la Rocade Est pendant plusieurs années. » Le maire de Lyon annonce les premiers changements « pour la fin du mandat » (en 2020), sans donner plus de détails.

 

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