La découverte du water-polo a visiblement plu aux jeunes de 8 à 12 ans
Outre les multiples séances dédiées aux activités aquatiques – monopalme, hockey subaquatique… —, le water-polo s’installe progressivement au centre nautique intercommunal. Deux équipes lyonnaises s’y entraînent, et des cours seront proposés à la rentrée.
Passez au CNI le lundi, mardi ou jeudi vers 20h30. Vous y verrez des athlètes bien charpentés, peaufiner endurance et technique. Tous sont licenciés dans l’une des deux équipes de l’agglomération : le Cercle Aquatique Lyon Métropole, qui évolue en Nationale 2, et Lyon Rhône Water-Polo, une division en dessous.
Des stages de découverte sont également proposés pendant les vacances scolaires d’hiver et de printemps, principalement pour les adolescents. Du 6 au 10 avril, une dizaine d’enfants de 6 à 12 ans se sont ainsi initiés aux rudiments de cette discipline exigeante. Pour y participer : 30 euros les cinq séances, avec une condition préalable — savoir nager 25 mètres en autonomie.
« Beaucoup de jeunes en ont assez de se contenter de faire des longueurs en piscine, observe Soroosh Emad, ancien maître-nageur sauveteur à Vénissieux, poloïste confirmé et entraîneur d’un club lyonnais. Ils veulent s’amuser dans l’eau. » Éducateur sportif, il est à l’origine de ces portes ouvertes au water-polo, déjà proposées une première fois lors des vacances d’hiver. « Au plus haut niveau, c’est l’un des sports les plus complets : il demande agilité et rapidité. Le simple fait de se maintenir hors de l’eau à la seule force des jambes représente un effort considérable. Avec les enfants, on privilégie bien sûr l’aspect ludique, avec une priorité donnée au jeu avec ballon. »
Un sport complet
Illustration le 10 avril. À 15 heures, la séance commence. Imrane, 10 ans, enfile son bonnet — équipé de coques pour protéger les oreilles. « C’est génial, c’est comme du foot dans l’eau ! »
Après l’installation des cages gonflables et un échauffement rapide, place à la technique : passes, tirs, déplacements… La séance se déroule dans le grand bassin olympique, à proximité des plots de départ, où les enfants ont pied. Proposez à des (pré)ados de jouer dans l’eau avec un ballon : le succès est immédiat.
À la rentrée prochaine, une séance d’initiation hebdomadaire devrait être proposée au CNI, vraisemblablement le mercredi. « Le water-polo est un sport d’équipe très physique et complet : il sollicite l’ensemble des muscles, et le travail des jambes renforce en continu le bas du corps. Pourquoi s’en priver ? »
Soroosh Emad, ancien maître-nageur sauveteur à Vénissieux, formateur en water-polo
Trois questions à Soroosh Emad, formateur en water-polo
Êtes-vous à l’origine du développement du water-polo à Vénissieux ?
— En partie. Deux équipes du Rhône de niveau national disposent de créneaux au centre nautique intercommunal. J’y ai travaillé comme maître-nageur en 2019, ce qui a facilité les contacts. Aujourd’hui, j’entraîne l’une de ces équipes.
Comment devient-on poloïste, puis entraîneur ?
— J’ai grandi en Iran dans une famille de passionnés : mon père et mon frère ont été internationaux en senior. Je l’ai été également, mais jusqu’en moins de 21 ans. En arrivant à Lyon il y a plus de huit ans, j’ai choisi de me tourner vers les métiers du sport plutôt que l’informatique. J’ai obtenu le BNSSA, puis le BPJEPS. J’ai notamment effectué mon stage à la piscine Delessert (Lyon 7e).
Pourquoi ne pas avoir poursuivi une carrière de joueur de haut niveau ?
— Une blessure au genou m’a obligé à lever le pied. Mais je n’ai jamais quitté le water-polo. J’ai joué à Villefontaine, puis en loisir à Lyon. J’ai aussi encadré l’équipe du Cercle aquatique Lyon Métropole (Nationale 2). Aujourd’hui, je suis à Lyon Rhône Water-Polo (Nationale 3). Les deux équipes s’entraînent ici, mais disputent leurs matchs officiels à la piscine de Vaise, la seule homologuée dans le Rhône. Le water-polo reste ma discipline de cœur.
