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Culture

« C’est canon ! » : quand l’art romain résonne à Lugdunum

Idée sortie : le musée Lugdunum célèbre son 50e anniversaire avec une exposition à la fois ambitieuse et accessible. Et c’est gratuit pour les moins de 18 ans !

©Métropole de Lyon – Louison Desforêts

Aujourd’hui, les musées du monde entier regorgent de pièces issues du monde romain antique. Objets du quotidien, morceaux de bâtiments, matériel de guerre… sans oublier, bien sûr, des restes d’œuvres artistiques. Mais au fait, qu’est-ce qui était considéré comme beau, juste ou exemplaire dans l’Antiquité romaine ? C’est la question à laquelle se propose de répondre l’exposition C’est canon ! L’art chez les Romains, en place à l’étage inférieur du musée Lugdunum jusqu’au 7 juin. Et ce, à l’occasion du cinquantième anniversaire du musée archéologique niché sur la colline de Fourvière, à Lyon.

« L’exposition est proposée pour comprendre comment l’art était perçu à cette époque, l’importance qui pouvait lui être accordée et le statut que cela lui a conféré au point ou non de le patrimonialiser pour servir de vecteur de transmission d’une histoire, d’un souvenir au fil du temps, explique Claire Iselin, directrice du musée. L’art était-il de l’art ou bien l’est-il devenu ? Nous savons pourquoi les musées existent aujourd’hui, mais qu’en était-il chez les Romains ? Là réside la vraie question derrière cet anniversaire et l’exposition qui l’accompagne. »

600 m2 d’espace d’exposition

Le long d’un parcours de près de 600 m2, C’est canon ! repose sur quatre thématiques principales (voir plus bas), chacune permettant d’acquérir des notions clés et de découvrir des œuvres recontextualisées invitant les visiteurs à les imaginer telles qu’elles pouvaient être conçues et exposées dans l’Antiquité. On appréciera, aussi, le soin apporté aux dispositifs conçus pour aider les enfants à comprendre les éléments exposés : quiz, jeux de lumière et jeux de piste, animations numériques… L’exposition est ambitieuse tout en restant accessible.

Le parcours rassemble ainsi près d’une centaine d’œuvres exceptionnelles, prêtées par de grandes institutions françaises et italiennes. Statues monumentales, portraits réalistes, reliefs sculptés, bijoux précieux, objets décoratifs ou fragments architecturaux composent un ensemble rare — certaines pièces sont d’ailleurs présentées pour la première fois en France.

Notons, enfin, que des visites commentées (destinées aux adultes et/ou aux enfants) sont proposées régulièrement par le musée Lugdunum, qu’elles soient dédiées à cette exposition temporaire ou à la collection permanente de l’institution. Pour sélectionner celle qui vous intéresse, consultez le site du musée à l’adresse lugdunum.grandlyon.com, rubrique agenda !

Quatre thèmes pour comprendre l’art chez les romains

©Métropole de Lyon – Louison Desforêts

L’exposition « C’est canon ! L’art chez les romains » propose aux visiteurs de découvrir la dimension artistique de l’empire à travers quatre thèmes, révélateurs de quatre « époques » de l’histoire antique.

– Thème 1 : L’art dans la cité
À partir du 3e siècle avant J.-C., Rome devient un espace d’exposition privilégié pour l’art grec. Conquête après conquête, la ville se remplit de tableaux et de statues importés (installés dans les temples, les théâtres, les forums, les thermes, les jardins…), qui vont contribuer à transformer le rapport des Romains à l’art et devenir des références artistiques absolues.
– Thème 2 : Le goût de l’art
Pour satisfaire une demande croissante, des ateliers de sculpture grecs se mettent à exporter leur production. D’autres s’installent directement à Rome et en Italie. L’art grec va alors progressivement s’enrichir, les créations originales s’adaptant petit à petit aux goûts de la clientèle romaine.
– Thème 3 : La fabrique de l’art
L’art devient un passage obligé pour tout citoyen romain estimant être cultivé, qui se doit de connaître les maîtres classiques et hellénistiques. Au sein de la capitale du monde antique, se mélangent noms illustres et anonymes… ces derniers ayant continuellement du mal à construire leur réputation.
– Thème 4 : Un patrimoine en héritage
À la fin de l’Antiquité romaine, les œuvres d’art accumulées au cours des siècles précédents constituent un ensemble considérable, un patrimoine culturel au cœur d’une société en mutation. Entre admiration et rejet, les Romains se réapproprient les œuvres, qui seront transférées vers d’autres villes, réemployées ou… détruites.

Infos pratiques

– Adresse : 17, rue Cléberg, 69005 Lyon. Il est possible — mais parfois compliqué… — de se garer dans les rues et parkings alentour. Le plus simple depuis Vénissieux reste d’emprunter la ligne D jusqu’à la station Vieux Lyon / Cathédrale Saint-Jean, puis de prendre le funiculaire jusqu’à la station Fourvière.
– Horaires : de 11 heures (10 heures le week-end) à 18 heures. Fermé le lundi.
– Entrée : 7 euros en plein tarif, 4,50 euros en tarif réduit (étudiants, carte famille nombreuse, familles, carte culture de la ville de Lyon, 19-25 ans), gratuit pour les moins de 18 ans.
– Le musée est gratuit, pour tous, le premier dimanche de chaque mois.

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