
Simon Vedie (chef de projet Renault Trucks) explique le fonctionnement d’une sous-station de production et de distribution
Renault Trucks a investi 5 millions d’euros pour tourner la page du chauffage au gaz naturel sur son site de Vénissieux. Le projet, planifié en 2019, a abouti au démantèlement de sept chaufferies gaz et à la création d’un réseau interne décarboné en 2024. L’ouvrage a tout récemment été raccordé au réseau de chaleur urbain Centre Métropole, actuellement en pleine expansion vers l’est.
Pour réaliser ce raccordement et créer une sous-station de 6 megawatts, ELM (Énergie Lyon Métropole), filiale de l’exploitant Dalkia (EDF), a investi 2,1 millions d’euros et a pu compter sur la participation de Renault Trucks (629 000 euros).
La valorisation de la chaleur fatale, clé de la réussite
Pour le constructeurs de camions, le jeu en valait la chandelle. Le nouveau système, qui chauffe 85 000 m2 de bâtiments, permet de réduire ses émissions annuelles de CO2 de 2 160 tonnes et d’économiser 8 000 mégawattheures (MWh) sur la même période, soit 10 % de la consommation.
« Cela représente la consommation annuelle de 1 000 foyers, illustre Simon Vedie, chef de projet chez Renault Trucks. La puissance installée est de 13 mégawatts. Soit la production de sept éoliennes, ou la consommation de 6 000 radiateurs électriques que l’on retrouve dans des logements. A terme, nous pourrons chauffer 150 000 m2 de bâtiments. Financièrement, cette chaleur est 20 % plus compétitive qu’une chaleur décarbonnée. »
Si le fonctionnement du réseau se montre aussi performant, c’est en grande partie parce que 60 % de la chaleur consommée provient de la récupération. « Ce système repose sur la valorisation de la chaleur dite fatale, c’est-à-dire la chaleur générée par nos activités de production : fonderie, emboutissage, essais moteurs et data centers, » explique Karine Forien, vice-présidente chargée de la stratégie, du développement durable et de la communication.






























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