

Amel Giner a trouvé un équilibre entre ses deux passions : l’arbitrage et son activité de traiteur
Passionnée de handball, référente en matière d’arbitrage et de formation au niveau régional,
Amel Giner a également un goût prononcé pour la cuisine. Sa micro-entreprise de traiteur du monde s’est taillé une belle réputation dans l’agglomération.
Pourquoi avez-vous abandonné la pratique du handball assez tôt, alors que vous aviez visiblement
des prédispositions ?
– A.G. : J’ai aimé et j’aime toujours cette discipline. J’ai commencé le handball à l’âge de 7 ans en tant que joueuse, un parcours poursuivi jusqu’à mes 18 ans. Mais j’ai eu une véritable révélation en découvrant l’arbitrage dès l’âge de 14 ans. Progressivement, j’ai ressenti le besoin de m’y investir pleinement. Quitte à arrêter la compétition prématurément. J’ai donc fait le choix de me consacrer à 100 % à l’arbitrage afin de rester pleinement engagée au service du handball.
Et cette passion ne vous a jamais quittée…
– Mon père a pratiqué le handball à un bon niveau à l’étranger. J’aime à penser que ma passion vient aussi de cet héritage, au-delà de mon propre parcours et de mon engagement personnel.
En quoi consistent vos missions dans l’arbitrage ?
– Aujourd’hui je suis juge-arbitre territoriale sur des compétitions régionales, et parfois nationales selon les désignations. Mon objectif est de valider le niveau supérieur. Je suis également référente des juges arbitres jeunes territoriale de niveau 2 (JAJ T2) au sein de la ligue AURA. Enfin, je suis membre du pôle féminisation, œuvrant pour le développement, la visibilité et la reconnaissance des femmes dans l’arbitrage.
Et votre rôle au sein de Vénissieux Handball ?
– C’est un club qui affiche une réelle volonté de développer l’arbitrage. Cette saison, j’interviens en tant que responsable et animatrice de l’école d’arbitrage, afin d’apporter mon savoir, mon accompagnement et ma passion, notamment à travers la formation de jeunes arbitres garçons et filles, ces dernières en lien avec le développement des équipes U11 et U13 féminines. Mon objectif est également de rappeler que l’arbitrage est un pilier essentiel de la formation du joueur : sans arbitre, il n’y a pas de match.
Vous ne regrettez jamais d’avoir abandonné la compétition ?
– Hormis mon attirance pour l’arbitrage, d’autres facteurs ont joué : je suis devenue maman, et j’ai décidé de me lancer comme traiteur à mon compte. Compte tenu de ces contraintes professionnelles et familiales, il m’était difficile de poursuivre la compétition.
Traiteur, c’est aussi une passion ?
– Absolument. Je conçois des buffets salés et sucrés en revisitant la cuisine du monde en format réduit, en mélangeant les saveurs et les influences culinaires. Pour cela, j’ai créé un laboratoire qui me sert de lieu de production. Il me permet de répondre aux normes d’hygiène, de m’adapter aux demandes des clients, de gérer les volumes et la diversité des commandes. Ce laboratoire est aussi un véritable outil de création et d’expérimentation. Auparavant, j’y organisais aussi des événements, l’affaire était beaucoup plus importante. Mais récemment j’ai fait le choix de revenir à la micro-entreprise car la gestion était financièrement et humainement très lourde : beaucoup d’investissements, de charges, d’heures de travail et d’engagement personnel. Aujourd’hui, la micro-entreprise me permet de retrouver pleinement le goût de ma passion, de créer librement et de rester alignée avec mes valeurs.
Et toujours un pied dans le monde du hand…
– Avec le désir de progresser au sifflet. Et de voir le pôle féminin vénissian continuer à se développer.


































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