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Réseaux sociaux : vers une interdiction pour les moins de 15 ans

À la suite de plusieurs drames, le gouvernement veut interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

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Le 26 janvier, le projet de loi qui interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été approuvé en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit aussi un « couvre-feu numérique » pour les mineurs de 15 à 18 ans, tout comme l’interdiction des téléphones portables dans les lycées. Dans les prochaines semaines, le Sénat devrait à son tour adopter le texte. Ces mesures pourraient entrer en vigueur dès le 1er septembre 2026.

Que ce soit TikTok, Instagram ou encore Snapchat, toutes ces applications occupent aujourd’hui une place importante dans la vie des adolescents. En France, un jeune sur deux passerait entre deux et cinq heures par jour sur son smartphone, le plus souvent pour accéder aux réseaux sociaux.

Pourtant, ces dernières années, les alertes des professionnels de santé se multiplient. Tous dénoncent les dangers de ces plateformes. Cinq familles ont d’ailleurs récemment lancé une procédure judiciaire à l’encontre de TikTok. Elles dénoncent les mécanismes de ces applications, accusées d’avoir poussé leurs enfants au suicide ou à l’anorexie.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), ainsi qu’une cinquantaine d’experts (épidémiologistes, pédopsychiatres, biologistes, neuroscientifiques, etc.), ont lancé une étude afin d’analyser les risques que peuvent représenter ces outils pour les jeunes de 11 à 17 ans. Publiés début janvier, les résultats sont sans appel : dévalorisation de soi, comportements à risques, exposition aux cyberviolences… les effets sur la santé mentale sont clairement identifiés.

Un « effet spirale »

Les chercheurs mettent en avant les techniques utilisées par les réseaux sociaux pour capter l’attention des jeunes. Leur objectif est de maintenir l’engagement des utilisateurs le plus longtemps possible en proposant des contenus personnalisés grâce aux algorithmes, afin de vendre des espaces publicitaires. Les adolescents peuvent ainsi se retrouver enfermés dans un « effet spirale », exposés à des contenus toujours plus ciblés et parfois extrêmes.

« L’adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l’identité individuelle et sociale. Les adolescents disposent de moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux », expliquent les experts.

Les utilisateurs peuvent également être confrontés en permanence à des images centrées sur l’apparence physique, parfois fictives ou idéalisées, susceptibles de dévaloriser les jeunes et d’altérer l’image de leur corps. « Ces pratiques, associées aux injonctions sociales à se conformer à des idéaux corporels, peuvent exacerber les troubles alimentaires », alertent les chercheurs. Les algorithmes peuvent enfin exposer les adolescents à des contenus valorisant des comportements à risques tels que l’automutilation, la consommation de drogue ou les tentatives de suicide.

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