

Ils sont une vingtaine de jeunes à avoir tenté l’aventure. Tous venant de territoires proches d’un des trois théâtres ayant mis en place le projet Quartier libre : La Mouche à Saint-Genis-Laval, le théâtre de la Croix-Rousse à Lyon et La Machinerie/Théâtre de Vénissieux. Le groupe va de 14 à 20 ans. Sept sont de Saint-Genis-Laval et de ses environs, trois de Vénissieux (Léa, Asma et Mona) et le reste de la Croix-Rousse.
« Le projet s’étale sur une année, précisent Marianne Coffy et Valériane Dubourgeois, de La Mouche. Il se concrétisera par une mini-tournée de trois dates, avec un spectacle donné dans chacun des théâtres. L’idée serait de pérenniser l’aventure mais tout dépendra des financements. »
Le projet s’inspire du théâtre de l’Odéon, à Paris. Pour Marianne et Valériane, il s’agit de « rendre accessible la partie artistique et découvrir les coulisses et les métiers techniques ». Trois stages pratiques vont se dérouler dans chacun des lieux. Le premier s’est passé à La Mouche pendant les vacances d’automne. Le deuxième sera du 9 au 13 février à la Croix-Rousse et le dernier du 13 au 18 avril à Vénissieux. Les restitutions auront ensuite lieu le 18 avril à La Machinerie, le 20 mai à la Croix-Rousse et le 26 mai à La Mouche. Elles seront ouvertes à tous.
S’écouter les uns les autres
Élève de terminale, Théa est d’Irigny et Élise, qui est en seconde, de Saint-Genis. La première, qui a entendu parler du projet au lycée, estime que c’est « un coup de chance », une « opportunité » qu’elle ne pouvait pas manquer. « J’ai appris à parler plus fort sur scène, à prendre aussi tout l’espace. » Élise ajoute : « Le plus dur est de s’écouter les uns les autres. »
Le groupe travaille avec la metteuse en scène Maïanne Barthès. « Elle écrit le spectacle qu’on jouera à partir de nos improvisations et des personnages qu’on aura créés. On a choisi le thème et elle a proposé des idées. Il s’agit d’une MJC qui n’a plus d’argent et que quelques personnes veulent sauver. » L’un des avantages de ce Quartier libre réside dans les rencontres. « Nous sommes comme une grosse compagnie, reprennent Théa et Élise. On s’entend tous très bien et on communique par WhatsApp. »
Théa a trouvé sa vocation. « J’ai vraiment envie d’en faire mon métier. Je l’ai toujours su et je l’ai compris en 3e. » Élise se veut réaliste : « C’est un rêve d’enfant. Ce métier me plairait mais je me dis que c’est dur ! »




































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