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28 studios pour les personnes en souffrance psychique

Construite par la Sacoviv, la résidence ouvrira ses portes d’ici un an. « Une éclaircie dans un contexte inquiétant » pour la psychiatrie, a commenté le maire.

Le terrain est idéalement placé, à l’angle des rues Émile-Zola et Victor-Hugo, à quelques encablures des commerces du Centre et de la Gare de Vénissieux, le long du tracé du futur tram T 10. L’été prochain s’y élèvera une résidence de deux étages abritant 28 studios autonomes à destination des personnes en grande exclusion et situation de handicap psychique. Le projet, conduit techniquement par la Sacoviv, associe la fondation ARHM (qui gère notamment le centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu), la Métropole, la Ville de Vénissieux, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et l’État.

La première pierre a été posée ce lundi 3 juillet par le maire de Vénissieux, Michèle Picard, et la directrice de la fondation ARHM, Agnès Marie-Égyptienne. La situation, proche du centre-ville, doit aider à l’intégration des résidents à la vie de la cité. « Le logement est un élément central de l’inclusion, a souligné la directrice d’ARHM. C’est la troisième résidence de ce type que nous ouvrons dans l’agglomération lyonnaise. Elles permettent de privilégier l’autonomie, tout en garantissant l’accompagnement et les soins dont peuvent avoir besoin les résidents. »

« Il s’agit d’un établissement complémentaire à l’hôpital de jour pour adultes de l’Espace Dupic et aux centres médico-psychologiques », précisait Michèle Picard, avant de rappeler que la Ville de Vénissieux est engagée depuis maintenant 23 ans, avec la commune de Saint-Fons et l’ARHM, dans le Conseil local de santé mentale (CLSM). Un dispositif qui a encore conduit au recrutement récent d’une psychologue, qui intervient à mi-temps au Point accueil écoute famille. « Je crois sans prétention aucune que notre ville est à la pointe des dispositifs publics en matière de santé mentale », ajoutait le maire.

Sur le plan national en revanche, la psychiatrie est considérée comme le parent pauvre du monde de la santé. De nombreux spécialistes déplorent cette situation. Le manque de moyens est criant. « À titre d’exemple, citait Michèle Picard, il faut savoir que l’accès à un institut médico-éducatif (IME) se fait quatre à cinq ans après la notification. Nous dénonçons ce manque de moyens. Cette pose de la première pierre de la résidence-accueil est donc une éclaircie dans un contexte inquiétant. »

 

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