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Blocus à Jacques-Brel : quatre heures de tension aux Minguettes

Des centaines de lycéens ont bloqué l’accès au lycée Jacques-Brel ce mardi matin. Face aux forces de l’ordre, la situation est restée tendue pendant près de quatre heures.

Parti d’Île-de-France les 24 et 25 septembre, le mouvement de blocage des lycées s’est étendu lundi à quelque 180 établissements dans l’ensemble du pays. Mardi 29 septembre, la mobilisation est encore montée d’un cran après l’appel de l’Union syndicale lycéenne (USL) à « généraliser ce qui se passe en région parisienne parce que ce sont des problématiques présentes sur tout le territoire ». Parmi les revendications avancées : le manque de professeurs et de personnels, des établissements dégradés, des classes surchargées, des emplois du temps jugés problématiques ou encore le stress lié à Parcoursup.

À Vénissieux, un blocus du lycée Jacques-Brel a débuté mardi dès 7h30. Le maire, Idir Boumertit, et plusieurs élus étaient présents aux côtés des manifestants. Des centaines d’élèves massés aux abords de l’établissement, avenue d’Oschatz, ont fait face pendant près de 4 heures aux forces de l’ordre, dans un climat tendu. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et procédé, selon plusieurs témoins, à des arrestations musclées. Les pompiers sont intervenus pour éteindre des départs de feu des deux côtés de l’avenue. La circulation des bus et des tramways a également été perturbée aux Minguettes. Vers 11h30, la situation semblait toutefois s’apaiser quelque peu. Les lycéens commençaient à se disperser, mais le dispositif de sécurité restait maintenu aux abords de l’établissement, dans un contexte encore précaire, où de nouveaux incidents pouvaient à tout moment survenir.

Des incidents ont été signalés dans le même temps dans plusieurs secteurs de l’agglomération, notamment à la Croix-Rousse, Villeurbanne, Décines, Gerland et Saint-Genis-Laval. Le mouvement touche ainsi des établissements aux profils variés, des lycées généraux aux professionnels en passant par les technologiques, dans des quartiers populaires comme dans d’autres secteurs.

Les revendications exprimées par les lycéens rejoignent en partie celles portées depuis plusieurs mois par les enseignants des établissements de l’Est lyonnais réunis au sein du CLEP (Collectif pour les lycées en éducation prioritaire), qui compte notamment Jacques-Brel et Sembat-Seguin. Le collectif demande « des moyens humains et financiers supplémentaires pour améliorer les conditions d’apprentissage ». Des demandes qui, selon les enseignants, restent pour l’essentiel sans réponse.

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