Photo © Ashraf Tabatabaeinasab – Expressions
Repérer les fragilités des chevaux et réduire le risque d’accident pendant les courses, c’est désormais possible avec le « Vet Check ». Depuis septembre, l’hippodrome de Lyon-Parilly est le cinquième à proposer ce dispositif, porté par France Galop, la société organisatrice des courses nationales de plat et d’obstacles. « Cette phase de démonstration permet de vérifier sa faisabilité et de présenter son fonctionnement aux entraîneurs, avec l’ambition de le déployer à l’échelle nationale », explique Laurent Beuvin, président de la commission RSE de France Galop.
Désormais, avant les courses, les chevaux vont devoir trotter devant trois vétérinaires. L’objectif étant d’évaluer leurs conditions physiques mais aussi de repérer leurs fragilités. Ensuite, les vétérinaires en informent les commissaires de course, qui peuvent alors prendre la décision de faire courir ou non l’équidé. Grâce à ce système, le taux d’accidentologie est de 0 % depuis 2025.
Les vétérinaires peuvent également intervenir rapidement (en moins de cinq minutes) en cas d’incident. En étant présents sur la piste, ils peuvent repérer des anomalies dans les allures ou les postures des chevaux. Une intervention peut alors être déclenchée en une trentaine de secondes.
En parallèle, France Galop prévoit de mener une étude sur les critères qui permettent d’identifier les chevaux les plus à risque et ainsi mieux documenter les causes potentielles d’accidents.
« Les Hippodromes de Lyon sont engagés depuis plusieurs années dans une démarche RSE ambitieuse, clairement inscrite dans notre projet associatif, indique Jean-Claude Ravier, président des Hippodromes de Lyon. Dans ce cadre, il était tout naturel pour nous d’accueillir les premières expérimentations du Vet Check à Lyon-Parilly et de contribuer ainsi concrètement aux avancées de la filière en matière de bientraitance équine. »
