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Un centre d’accueil d’urgence dans les anciens locaux du bijoutier Jean-Delatour

Depuis le 24 janvier, les anciens locaux de la bijouterie Jean Delatour à Vénissieux sont devenus un centre d’hébergement d’urgence géré par la Fondation de l’Armée du Salut.

Il y existe un bien plus précieux que les plus beaux bijoux : un toit au-dessus de la tête d’une famille.

Depuis une semaine, les anciens locaux de la bijouterie Jean Delatour à Vénissieux (le siège du groupe et une boutique) sont devenus un centre d’hébergement d’urgence géré par la Fondation de l’Armée du Salut. « La préfecture s’est mise en relation avec le nouveau propriétaire des locaux, Beauchamp Immobilier, et nous a confié les clefs le 7 janvier dernier, explique Sophie Jansen, directrice Lyon Cité à la fondation de l’Armée du Salut. Les résidents sont arrivés le 24 janvier ». Les familles vivaient essentiellement dans la rue. « Elles nous ont été adressées par le 115 ».

D’ores et déjà, 150 personnes sont accueillies au Centre, dont 67 enfants. « Quatre femmes sont enceintes, des bébés devraient arriver dans les semaines qui viennent », confie Mme Jansen. Ouvert dans le cadre du plan « grand froid »,  le centre fermera le 31 mars pour rouvrir en octobre ou novembre prochain. Entre-temps, la Fondation de l’Armée du Salut pourrait y installer un « magasin solidaire » éphémère. Pour encadrer ces familles de diverses nationalités, sept travailleurs sociaux, un chef de service, un agent de sécurité 24 heures sur 24 et un factotum sont employés par le Centre. Des interprètes sont également présents pour l’aide aux démarches.

« Quand nous sommes arrivés, il restait des meubles ayant appartenu à la bijouterie. On nous a donné tout ce qui était en bon état (armoire, bureaux…) ». Les travaux ont été rondement menés : les sols ont été entièrement remplacés, des salles de bains collectives installées, ainsi que des toilettes, une buanderie, sans oublier la grande cuisine « collective/individuelle » qui va être entièrement construite. Chaque ménage y aura un réfrigérateur et une armoire. Pour l’instant les familles sont en phase d’hébergement. Suivra le diagnostic social, avec étude des droits des personnes, à la santé. S’ils ont des papiers, l’accès aux droits au logement et l’insertion par le travail.

Dans les couloirs, les résidents s’activent. Les uns font du ménage, d’autres s’affairent dans les parties communes. La plupart des enfants sont déjà scolarisés dans des établissements lyonnais. Ils font le trajet chaque matin. Quand aux déscolarisés, le but est de les faire aller à l’école. Avis aux bonnes volontés : la Fondation recherche des bénévoles pour les activités des enfants et l’apprentissage du français aux adultes.

1 Commentaire

  1. Vallin

    21 février 2019 à 18 h 46 min

    Ils font quoi les salariés licenciés de delatour…. IlS ont retrouvé un job ou ils pointent….

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