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Chaque année, la bronchiolite fait son retour en France. Cette maladie, qui touche principalement les petits de moins de deux ans, est généralement causée par un virus respiratoire syncytial (VRS). Le bébé va alors tousser, avoir une respiration rapide et sifflante, parfois accompagnée d’un rhume et d’une fièvre modérée. De graves complications sont possibles et c’est d’ailleurs l’une des principales causes d’hospitalisation pédiatrique en hiver.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les derniers chiffres enregistrés lors de la saison 2024-2025 sont plutôt « encourageants » d’après l’Agence régionale de santé (ARS). L’épidémie, pour les enfants de moins de deux ans, a été d’intensité « modérée et plus courte » que la saison précédente. Les résultats montrent également une diminution des hospitalisations et des formes graves qui « vont dans le sens d’une réduction de l’impact de l’épidémie ».
Pour protéger les nourrissons, plusieurs solutions existent : la vaccination de la femme enceinte, entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée, ou bien l’immunisation du nourrisson grâce à un traitement préventif (Beyfortus, Enflonsia ou Synagis). Depuis cette saison, Enflonsia vient compléter l’offre de traitements disponibles. Il est réservé aux nouveau-nés et nourrissons au cours de leur première saison d’exposition au VRS. Le Beyfortus, quant à lui, peut être administré lors de la 1re ou 2e saison d’exposition. Quant au Synagis, il est « réservé aux nourrissons nés prématurément et/ou présentant un risque élevé ».
Des inégalités territoriales dans la métropole
D’après une étude des Hospices civils de Lyon au sein de la métropole de Lyon et publiée l’année dernière, les déterminants environnementaux et sociaux sont à prendre en considération dans les risques d’hospitalisation. « Nos pédiatres constataient depuis longtemps des disparités géographiques dans les cas sévères de bronchiolite du nourrisson », expliquait le docteur Jean-Sébastien Casalegno, virologue aux HCL et directeur de l’étude.
Leurs recherches ont confirmé l’existence d’inégalités territoriales avec un taux d’hospitalisation nettement plus élevé dans les communes du sud-est de la métropole, dont Vénissieux. Cela s’explique par plusieurs facteurs : le niveau socio-économique, le surpeuplement des logements, les conditions climatiques et la pollution atmosphérique. « Plus une famille est défavorisée sur le plan socio-économique, plus le risque pour l’enfant d’être hospitalisé pour une bronchiolite est élevé », souligne le docteur Casalegno.
