Djelika Diarra, ce 24 août, sur le parvis de l’hôtel de ville de Vénissieux, entre son entraîneur Franck Mbatang (à gauche)et le président de l’AFA Feyzin-Vénissieux Julien Serre (à droite). Photo © Expressions – Djamel Younsi
Vous citez souvent Vénissieux dans vos interviews. Quel est votre lien à la ville ?
– Je suis arrivée ici avec ma famille alors que je n’avais que 3 ans. J’y ai effectué toute ma scolarité, école Jean-Moulin, collège Jules-Michelet, lycée Jacques-Brel. C’est chez moi, tout simplement. J’y suis très attachée. Par méconnaissance, certains imaginent encore qu’il n’y a rien à Vénissieux. C’est dommage car ne serait-ce que sur le plateau, on bénéficie d’un cinéma, d’une école de musique, d’une nouvelle piscine. Il y a une vraie vie locale.
Et c’est ici que vous avez découvert l’athlétisme…
– En effet, ma cousine qui le pratiquait au gymnase Micheline-Ostermeyer m’a proposé de venir faire un essai, j’ai tout de suite accroché. Plutôt sportive, j’avais fait un peu de foot, pour m’amuser. Ensuite, j’ai rejoint l’AFA Feyzin-Vénissieux où j’ai eu la chance d’être entraînée par Nina Becanne, Julien Serre, Annette Likweti, et aujourd’hui Franck Mbatang.
Votre entourage était également composé de sportifs ?
– Pas vraiment. Une seule de mes copines, Yasmine, avait de vraies prédispositions, elle était très douée en gym. Mais elle a arrêté.
Après un repos bien mérité, bientôt un retour sur les pistes ?
– Oui, avec pas mal de défis. Même si mes résultats jusqu’en décembre sont comptabilisés en junior, je passe officiellement dans la catégorie espoir. Prochain gros objectif, les championnats d’Europe espoir 2027, prévus à Bydgoszcz en Pologne.
Ce changement de catégorie et votre nouveau statut vont-ils vous demander de trouver un nouvel équilibre entre sport et études ?
– Forcément. Je suis actuellement en BTS commerce en alternance, avec des cours et un stage entre La Part-Dieu et Gorge-de-Loup. Sur le plan sportif, on va passer à la vitesse supérieure. Avec Franck, mon entraîneur, on espère pouvoir bénéficier de meilleures conditions d’entraînement, en particulier trouver une salle pour la musculation. Et pouvoir mieux profiter des installations dont nous disposons. On a la chance d’avoir une aire d’athlétisme à Laurent-Gérin, mais elle est fermée l’été. Pour préparer le Mondial, on a dû trouver refuge à la plaine des Jeux de Gerland. Pouvoir disposer d’un accès pour s’entraîner serait vraiment pratique.
