Culture

« Un temps pour soi » : Se découvrir des talents qu’on ne soupçonnait pas

Ce 11 décembre à la salle Jeanne-Labourbe, six Vénissianes ayant participé aux ateliers menés par l’AVA et Solid’arté (Lahso) exposaient leurs peintures, sculptures, vidéo et podcasts.

On avait découvert l’an dernier, à la Halle à grains, la formidable expérience qu’avait représentée Un temps pour soi. Conseillées par des artistes de l’AVA (Ateliers de valorisation par l’art), en partenariat avec Solid’arté de Lahso, et envoyées par France Travail et les structures d’insertion, onze personnes s’étaient exercé à la sculpture avec Estelle Grandidier, au podcast radio avec Dari, à la peinture avec Suzanne Gremmel et à la vidéo avec François Guiraud pour un résultat très intéressant.

« Solid’arté, commentait Nicolas Kaiser, est une association financée par la Métropole, qui accompagne les artistes. Elle a fusionné avec Lahso, un centre d’hébergement du 3e arrondissement. La mission de Solid’arté est que les artistes puissent vivre de leur art. »

Cette année, c’est à la salle Jeanne-Labourbe qu’ont exposé les six Vénissianes ayant participé aux ateliers, en présence de leurs familles et soutenues par les intervenants artistiques : Sircha (dessin/peinture), Estelle Grandidier (sculpture), Dari (radio/podcast), François Guiraud (court-métrage). « Il n’y avait que des femmes et cela a créé une énergie différente, remarquait une animatrice de l’AVA. Elles sont venues à tous les cours et il y avait beaucoup de camaraderie. Elles étaient très mobilisées, alors qu’elles avaient des enfants. »

Vint alors le temps du passage de la vidéo Les Saisons de la vie, réalisée avec François. « Nous ne pouvons pas changer les saisons mais nous pouvons nous changer nous-mêmes » expliquait la voix-off de ce court-métrage.

« Chaque atelier a représenté 9 heures de travail, précisait l’une des participantes. Il s’agissait de se faire du bien pendant quelque temps, d’oublier les problèmes du quotidien et se découvrir des talents qu’on ne soupçonnait pas. Cela nous a permis aussi d’échanger, de se ressentir soi-même. »

Financé par la Métropole et l’État, avec le soutien de la Ville de Vénissieux, Un temps pour soi s’est étalé sur dix séances au total, « avec également une session de rencontre ». Ravies, les apprenties-artistes ajoutent : « Nous avons découvert quatre métiers en deux mois ! »

Dari fit écouter les deux podcasts, l’un humoristique, avec des blagues, et l’autre, plus émouvant, sur les parcours des participantes. On y entendait, par exemple : « Je voudrais retrouver mon visage d’avant » ou « Chaque jour est un combat que l’on mène ».

Tandis qu’une visiteuse de l’expo remarquait qu’elle aimerait bien participer à la prochaine session d’Un temps pour soi, Sophia Brikh, adjointe à la santé et aux droits des femmes, rappelait l’existence à Vénissieux des ateliers d’arts plastiques : « Ce serait bien que ces dames puissent continuer à s’exercer dans l’art. »

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