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« Toutes les sept heures, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint, ou subit une tentative d’homicide, ou est conduite au suicide ou à une tentative de suicide », indique la lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, publiée jeudi 20 novembre. En 2024, chaque jour, plus de trois femmes sont victimes d’un féminicide ou d’une tentative de féminicide conjugal en France, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.
Pour venir en aide à ces femmes, avant qu’il ne soit trop tard, de nombreux dispositifs existent. En plus des associations d’aide aux victimes ou encore des hébergements d’urgence, des applications ont été créées pour aider les victimes à alerter et à conserver des preuves en cas de violence.
Avec l’application App-elles, soutenue par le gouvernement, les femmes victimes alertent des proches de confiance, enregistrent des preuves ou contactent les secours. Avec seulement un clic, un signal est envoyé depuis son téléphone et localise la personne en temps réel. Cette alerte offre également aux contacts d’urgence la possibilité d’entendre en direct l’environnement sonore autour de la victime. Ces enregistrements sont ensuite, stockés et utilisés en cas de plainte. Seule la personne victime de violence peut choisir les personnes qu’elle souhaite alerter en cas d’urgence. App-elles donne aussi accès à des conseils pratiques et des informations fiables : numéros d’urgence, associations spécialisées, structures d’accueil locales, etc. L’application s’adresse aux personnes victimes de violences verbales ou physiques, ainsi qu’aux témoins. Ces violences ou agressions peuvent avoir lieu dans n’importe quel cadre : dans la rue, à la maison ou encore au travail.
De son côté, Mémo de vie, agréée par le ministère de la Justice, est un outil personnel et sécurisé qui aide les victimes de violences à protéger leurs documents et témoignages. La plateforme garde des traces des événements enregistrés par la victime par ordre chronologique. Mémo de vie « permet de prendre conscience des violences subies, de soutenir leur mémoire, et de sécuriser leurs données sensibles », explique la plateforme. De plus, sur le site, les femmes peuvent retrouver des renseignements en matière de santé ou de droit et il donne la possibilité d’être accompagnée par des professionnels.
Télécharger l’application App-elles, disponible sur Google Play et Apple Store. Pour accéder à Mémo de vie : www.memo-de-vie.org.
En cas de violences, où s’adresser ?
Violences Femmes Info — 3919 : Anonyme et gratuit, ce numéro d’écoute national est destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage. Le 3919 n’est pas un numéro d’appel d’urgence (contactez le 17 en cas d’urgence).
Viffil (sans rendez-vous) :
– Permanence à Saint-Fons le mardi de 9 heures à 12 heures. La Fabrique, 5 allée du merle rouge. Tél. : 04 78 85 76 47.
– Permanence en mairie du 8e arrondissement, jeudi de 9h30 à 12 heures. 12, avenue Mermoz.
Viffil sos femmes ou Viffil aide aux victimes est aussi disponible au 04 78 85 76 47, du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17 heures sauf les jeudis après-midi.
CIDFF (sur rendez-vous) :
– Permanence juridique lundi et jeudi de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures. 04 72 89 32 70. Maison des services publics, 21, rue Albert-Camus.
Service info droits victimes à l’association Le Mas (sur rendez-vous) :
– Permanence juridique à la Maison de justice et du droit, 18, rue Jules-Ferry. 04 72 90 18 20.
Un numéro national d’Aide aux Victimes est également disponible 7j/7 : 116 006.
