Culture

« Pfiou Pfiou » : le théâtre sur un boulevard

Le Vénissian Gilbert Diaz produit et interprète la pièce « Pfiou Pfiou », écrite et mise en scène par Pascal Sellem et Olivier Martinez.

Gilbert Diaz, assis au centre, entouré de Carole Benhamou et Delphine Saroli, sous l’œil de Pascal Sellem et Olivier Martinez – Photo J-C.L.

Connaissez-vous le syndrome de la Clodette ? « C’est comme le syndrome de La Tourette, explique Pascal Sellem, mais au lieu de lancer des injures, celui qui en est atteint chante du Claude François. »

Connu pour ses caméras cachées et son travail avec Laurent Baffie, le comédien répète à Lyon une pièce qu’il a écrite avec Olivier Martinez, Pfiou Pfiou, et que tous deux mettent en scène. Ludo, le personnage atteint du syndrome en question, est interprété par le Vénissian Gilbert Diaz, qui produit également le spectacle.

« J’ai fait ma carrière comme promoteur immobilier avec Confiance Promotion et j’ai été vice-président de l’AS Minguettes, du temps d’Halim Ben Mabrouk. J’ai produit Vaurien, le film de Mehdi Senoussi, où je jouais également le rôle du préfet. J’ai tourné une matinée entière mais on ne me voit qu’une seconde dans le film. »

Gilbert n’en veut pas pour autant à Mehdi, dont il suit la carrière à l’écran. Et, quant à son temps de présence, il sera beaucoup plus important dans Pfiou Pfiou, qu’il interprète aux côtés de Pascal Sellem, Gwendal Peizerat, Olivier Martinez, Alexandra Cholton, Carole Benhamou et Delphine Saroli.

« La pièce en trois actes raconte l’histoire de Ludo, l’héritier de la famille Boréal, explique Olivier Martinez. Mais, pour qu’il hérite, la volonté de la maman est qu’il se marie. Son ami, un avocat peu scrupuleux qui a tout dilapidé, va mettre en place un mariage blanc. Tout va partir en sucette et devenir abracadabrantesque ! »

Olivier, qui a écrit la première mouture de la pièce, contacte d’abord Gilbert, puis Pascal, qu’il ne connaît que par Internet. « Le texte avait beaucoup de potentiel, assure ce dernier. J’ai rajouté des choses pour que le public pense que c’est de l’impro. Mais ça n’en est pas. La comédie est comme du papier millimétré, de la musique. L’improvisation ne vient qu’après, alors qu’on a plus de quarante heures de spectacle dans les pattes. »

Olivier, Pascal et Gilbert se rendent compte assez vite qu’ils ont les mêmes références en matière de films, de comédies et d’humour. « Nous avons contacté Alexandra, Carole et Delphine. Gwendal Peizerat nous a rejoints. Il est connu pour le patinage artistique mais il est également un musicien accompli et un bon comédien. Notre troupe est très humaine, comme une famille. Et tout le monde a fait des sacrifices pour que la pièce puisse vivre. »

On pourra voir Pfiou Pfiou aux Arts dans l’R, à Péronnas (Ain), du 10 au 12 avril. Puis, les 16, 17 et 18 mai au Théâtre à l’Ouest, à Décines. Et au festival d’Avignon cet été.

« Et j’aimerais vraiment, conclut Gilbert, qu’on puisse la jouer dans ma ville, à Vénissieux. »

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