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Incom offre un contrat de travail aux chauffeurs VTC

Grâce à Incom, les chauffeurs VTC peuvent abandonner leur micro-entreprise pour signer un CDI et devenir entrepreneur-salarié.

Incom propose aux chauffeurs VTC d’être salariés de la coopérative d’activité et d’emploi tout en restant maîtres de leur rythme

« Aujourd’hui, j’ai ma fiche de paie, je cotise pour ma retraite, j’ai ma mutuelle, mon assurance maladie, mes droits au chômage et mes congés payés. Ma rémunération n’a pas beaucoup changé et ça me simplifie la vie. Certes, je travaille un peu plus pour couvrir les frais de gestion mais on ne peut pas tout avoir. C’est le prix à payer pour être en CDI. » Rayane, Lyonnais de 28 ans, est chauffeur VTC depuis deux ans. Il y a quelques mois, il a lâché son statut d’auto-entrepreneur pour rouler avec Incom Services.

Cette start-up créée en mai 2025 est une coopérative d’activité et d’emploi dédiée aux chauffeurs VTC. Son modèle se base sur cinq années de travail auprès d’une communauté de plus de 15 000 chauffeurs inscrits sur Comin, une plateforme type Uber, au modèle plus équitable. Incom permet à un chauffeur d’exercer son activité en tant qu’entrepreneur-salarié en CDI. Concrètement, il conserve son organisation habituelle : ses horaires, son rythme et son choix de plateforme. En revanche, il se déleste de toute démarche administrative. Incom les gère à sa place et lui édite un bulletin de salaire.

Plus de 1000 chauffeurs

« Nous gérons le contrat de plus de 1 000 chauffeurs, développe Dany El Oubari, co-fondateur d’Incom. La plupart optaient par le passé pour la micro-entreprise. L’inconvénient, c’est qu’ils devaient déclarer leur chiffre d’affaires brut, soit le prix que payent leurs clients, sans déduire leurs frais. Automatiquement, leur part de cotisations sociales était élevée. »

Et d’assurer qu’avec Incom, « leur rémunération progresse de 500 euros par mois en moyenne. Prenons comme exemple un chauffeur déclarant un CA de 4 000 euros. En micro, il touche 2 700 euros nets après ses cotisations sociales et frais de gestion. Chez nous, il monte à 3 200 euros nets, avec une gestion entièrement déléguée. Et avec ce statut, il peut avoir accès plus facilement à un contrat de prêt. Nous sommes d’ailleurs partenaires avec une grande banque française. »

Les note de 4,6/5 sur la plateforme indépendante Trustpilot, 4,9/5 sur Google Play et 5/5 sur App Store, confirment une satisfaction globale. Le gain de temps administratif, la disparition de la paperasse et la stabilité que garantit le CDI sont les critères les plus appréciés. Quelques critiques sur le net final, moins élevé qu’attendu en raison des charges retenues, assombrit à peine le tableau.

Le modèle est appelé à se démocratiser. « On est poussé par les autorités parce que notre modèle, centralisé et transparent, contribue à la lutte contre la fraude, argumente Dany El Oubari. Rappelons que le travail mal déclaré, la sous-déclaration de revenus et la fraude dans le secteur représentent pour l’État un manque à gagner de 500 millions d’euros. Fin 2026, nous espérons rassembler plus de 3 000 chauffeurs. Et plus de 10 000 en 2027. Le statut du chauffeur évolue, sa typologie aussi. »

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