Une nouvelle convention vient d’être signée entre l’Éducation nationale et la Ville de Vénissieux. Elle propose la mise en place de mesures de responsabilisation pour les élèves menacés d’exclusion. Avec l’implication des familles, cette mesure alternative ne permet pas seulement de proposer « une réparation matérielle du dommage causé à un tiers ou à un bien » mais vise à engager les jeunes dans une démarche de réflexion pour leur faire prendre conscience de leurs actes. Elle a été expérimentée au collège Paul-Éluard, et sera donc déployée dans d’autres collèges et lycées du territoire (lycées Jacques-Brel et Sembat-Seguin et les collèges Louis-Aragon, Paul-Éluard et Michelet).
L’Éducation nationale et la Ville souhaitent aider l’élève à prendre conscience de son potentiel. « Cet accompagnement est essentiel pour prévenir le risque de décrochage, dont les conséquences sont connues : fragilisation du parcours personnel, difficultés accrues d’insertion sociale et professionnelle, et exposition plus importante aux situations de précarité », a souligné Véronique Forestier, adjointe en charge de l’Éducation, lors du conseil municipal du 8 décembre dernier.
Réparation de mobilier urbain, organisation d’événements publics etc.
Chaque sanction sera individualisée en fonction du profil du jeune concerné et devra être acceptée par l’élève et ses représentants légaux s’il est mineur. D’après l’adjointe, ces mesures constituent « un outil essentiel pour soutenir la persévérance et sécuriser le parcours des jeunes ».
La collectivité va donc engager un travail au sein de ses services et des structures éducatives partenaires (Bureau information jeunesse, centres sociaux, etc.) pour accueillir et accompagner les adolescents concernés par ces sanctions. La Ville proposera d’assurer l’accueil et le tutorat des jeunes. Ils pourront, par exemple, réparer du mobilier urbain, participer à l’organisation d’événements publics (commémoration, fêtes de quartier, etc.) ou à des actions de sensibilisation auprès des publics de l’Atelier santé Ville. Les services mobilisés seront choisis en cohérence avec la nature de la faute commise « afin de donner du sens à la démarche et favoriser la prise de conscience des comportements inadaptés ».
Les travaux seront réalisés en dehors des heures d’enseignement et les jeunes participeront à des activités de solidarité, culturelles ou de formation à des fins éducatives pendant vingt heures maximum. Les mesures de responsabilisation seront engagées lors des conseils de discipline ou à l’initiative des chefs d’établissement, en alternative à une sanction.
L’exclusion sans accompagnement ne permet pas une bonne intégration dans la société. Les TIG « Travaux d’intérêt général » ont déjà été organisés par les services municipaux par le passé. L’expérience professionnelle encadrée pour des jeunes en rupture scolaires dans les services de la ville, est toujours positive pour une majorité d’entre eux. Grand merci aux services municipaux qui accueillent les jeunes et leurs permettent ainsi de reprendre pied dans la vie sociale par le travail.
Dominique Barzasi
16 décembre 2025 à 7 h 11 min
L’exclusion sans accompagnement ne permet pas une bonne intégration dans la société. Les TIG « Travaux d’intérêt général » ont déjà été organisés par les services municipaux par le passé. L’expérience professionnelle encadrée pour des jeunes en rupture scolaires dans les services de la ville, est toujours positive pour une majorité d’entre eux. Grand merci aux services municipaux qui accueillent les jeunes et leurs permettent ainsi de reprendre pied dans la vie sociale par le travail.