Qualité de l’air : vers une ZFE élargie et plus ambitieuse

D’ici à la fin du mandat, c’est-à-dire 2026, la Métropole de Lyon veut élargir le périmètre de la Zone de faibles émissions (ZFE) et étendre les restrictions de circulation aux particuliers.

Mise en place en janvier 2019 par l’ex-président de la Métropole, David Kimelfeld, la Zone de faibles émissions (ZFE) couvre tous les arrondissements lyonnais ainsi que les territoires des communes limitrophes situés à l’intérieur du périphérique. Vénissieux est concernée avec le Moulin-à-Vent, le quartier Joliot-Curie et la pointe nord de Parilly.

Dans ce périmètre, les véhicules de transports de marchandises les plus anciens (munis de vignettes Crit’Air 4 et 5) sont interdits. Au 1er janvier 2021, l’exigence montera d’un cran avec l’interdiction des camionnettes munies de vignettes Crit’Air 3. Et ce n’est qu’un début. À l’issue d’un comité de pilotage qui s’est tenu le 10 novembre dernier, le nouveau président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard, a en effet annoncé son intention, non seulement d’élargir la ZFE mais de durcir les conditions d’accès. D’ici à la fin du mandat, c’est-à-dire 2026, de nouvelles parties du territoire métropolitain intégreraient le périmètre protégé, et l’interdiction de circuler serait étendue aux véhicules particuliers les plus polluants. « Notre objectif est qu’à terme le parc automobile soit à la fois réduit et dépollué, a indiqué Bruno Bernard. Seuls les véhicules disposant des vignettes Crit’Air 0 et 1 seront autorisés. »

Le diesel mis au ban

Concrètement, cela signifie que tous les diesels, même les plus récents, seront interdits. Et que si vous possédez un véhicule essence, son année d’immatriculation ne devra pas être antérieure à 2011. Un objectif très ambitieux, qui ne manque pas d’interroger sur les capacités financières des foyers les plus modestes à s’adapter.

Le président de la Métropole s’est voulu rassurant en précisant que « des mesures d’accompagnement étaient en préparation, en particulier d’importants investissements dans les alternatives à la voiture (modes actifs, transports en commun, autopartage et covoiturage), et un dispositif de soutien à l’acquisition ou à l’usage de véhicules de faibles émissions. »

On en saura davantage à l’occasion du conseil de la Métropole de mars prochain, lors duquel une délibération entérinant la mise en place de cette ZFE renforcée sera présentée aux élus communautaires.

2 pensées sur “Qualité de l’air : vers une ZFE élargie et plus ambitieuse

  • 19 novembre 2020 à 7 h 20 min
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    La pollution de l’air est un réel problème de santé publique, le diesel pollue énormément -surtout les véhicules anciens- les habitants le ressentent chaque jours , la circulation ne cesse d’augmenter et les camionnettes et poids lourds polluent et stationnent partout (sur le Bd Jodino 2 poids lourds stationnement régulièrement sur le zébra d’entrée de ville… des fourgonnettes utilisent les parkings pour de longues périodes entre deux marchés ou livraisons..etc..) la circulation des vieux diesels polluent beaucoup.
    Il faudrait se pencher sérieusement sur ces questions pour la ville et la métropole, avec des transports en communs propres et plus nombreux, tout en créant des zones de stationnement pour les habitants des communes qui viennent prendre tram et métro à Vénissieux. Je plains les cyclistes qui circulent régulièrement dans cette pollution atmosphérique, raison de plus pour porter un masque… bon courage aux élus métropolitains et locaux pour remédier à la pollution croissante dans la ville.

  • 18 novembre 2020 à 19 h 42 min
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    Je suis abasourdi par cette information qui sera mise en place dans un mois environ et qui devrait être étendue aux particuliers et aux villes avoisinantes dont notre commune Vénissieux d’ici quelques années.
    C’est honteux d’imposer de telles contraintes aux communes, particuliers et professionnels ! Cette injonction convient aux personnes aisées.
    Car si tout le monde est pour l’écologie et l’environnement, cela ne doit pas se faire sur le dos de certains et surtout en si peu de temps ! Il y a également une pédagogie à mettre en place sur la durée accompagnée d’actions éducatives avec une vraie politique cohérente et nationale (gouvernement, collectivités régionales et locales, constructeurs automobiles…etc) et des aides financières importantes.
    Avant de s’attaquer aux petits professionnels et aux particuliers qui n’ont pas les moyens financiers d’avoir des véhicules neufs ou électriques et d’en changer moyennant des sommes astronomiques avec un résultat encore peu fiable (autonomie, généralisation des stations de recharge, gestion des batteries usées, rapport qualité prix)…il faudrait s’attaquer plutôt aux grandes industries et aux grands pollueurs déjà connus et répertoriés).
    C’est facile de s’en prendre aux particuliers ou artisans qui n’ont fait qu’acheter ce qui était disponible sur le marché automobile et subventionné par les aides de l’État !!
    Est ce que l’on mesure vraiment les incidences que cela va avoir sur l’agglomération lyonnaise dont la majorité ne pourra même plus rouler dans sa voiture et dans sa propre commune ?! C’est encore des amendes pour ceux qui n’ont pas les moyens !!
    Où va t-on en imposant de telles décisions et contraintes d’autant plus en pleine crise sanitaire avec un chômage qui s’aggrave et où certains n’arrivent pas à finir les fins de mois voire même à les commencer ?
    Et on veut imposer à ces personnes de changer de voiture et circuler avec des véhicules « propres » à des prix inaccessibles ?! On ne pourra même plus aller au travail avec une voiture diesel très récente ni même essence qui a qqes années ?!? Et on fait quoi de nos véhicules ?
    Les priorités de beaucoup d’entre nous : payer loyer/crédit, charges fixes, nourriture, vêtements, scolarité et activités extrascolaires des enfants…et non pas rouler dans une voiture neuve ou électrique à des montants exhorbitants !!
    Et on veut aussi nous faire croire qu’on peut tout faire en vélo ou en transports en communs y compris pour les familles nombreuses : nos courses (litres d’eau et lait, sacs pommes de terres, conserves…), activités extrascolaires et/ou entraînements en club/compétitions de nos enfants (parfois éloignés de notre domicile voire dans d’autres communes avoisinantes…) alors qu’ils n’ont même pas le temps parfois de goûter par manque de temps pour arriver à l’heure…?
    Nous ne sommes pas des cadres qui habitent boulevard des Belges à côté du parc de la tête d’or à Lyon.
    On ne change pas en si peu de temps un parc automobile dont certains véhicules sont encore très récents mais déjà obsolètes aux yeux des écologistes.
    Le changement par exemple des lampes (seulement qqes euros) par des basses consommations et leds s’est fait progressivement…et sans contraintes. Et là d’un coup on dit aux personnes changer de véhicule et investissez 30 000€ ou davantage ?
    Et en parallèle les constructeurs continuent encore aujourd’hui de vendre des voitures diesel…aux clients ?! N’est ce pas paradoxal ?
    Solution : qu’on laisse en paix les habitants et particulièrement ceux des banlieues qui n’ont fait qu’acheter parfois très cher les voitures disponibles et qu’on impose par contre aux constructeurs automobiles de produire uniquement des véhicules propres (électriques, hybride, hydrogène…) dès maintenant et dans quelques années le parc automobile changera naturellement et sera propre avec le temps.
    Merci. Un Venissian en colère.

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