Les communistes vénissians dénoncent « le dernier coup tordu de Collomb »

Les termes « choc » et « déflagration » reviennent très souvent pour qualifier le retrait de Gérard Collomb en faveur du sénateur LR François-Noël Buffet pour la candidature à la présidence de la Métropole de Lyon. Mais les communistes vénissians, eux, considèrent que « cet accord n’étonne que ceux qui ne voulaient pas voir ».

Coup de tonnerre politique à Lyon. Le maire sortant, Gérard Collomb, a annoncé jeudi après-midi le retrait de sa candidature à la présidence de la Métropole de Lyon au profit du sénateur Les Républicains (LR) du Rhône, François-Noël Buffet. Ancien socialiste, marcheur de la première heure, ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron au sein des gouvernements Philippe I et II, Gérard Collomb, très affaibli par ses résultats du premier tour le 15 mars, cède donc finalement sa tête de liste à un représentant de la droite. En échange, le candidat de la droite sur la ville, Étienne Blanc, s’efface derrière Yann Cucherat, poulain du maire sortant de Lyon. L’affaire a été conclue avec le président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez.

Si les termes « choc » et « déflagration » reviennent très souvent pour qualifier cette alliance, les communistes vénissians considèrent pour leur part que « cet accord n’étonne que ceux qui ne voulaient pas voir ». Serge Truscello, secrétaire de la section locale PCF, rappelle ce jour dans un communiqué que « dès l’origine, la conquête de Lyon et de la Courly par Gérard Collomb devait beaucoup à la bienveillance de Raymond Barre, homme de droite s’il en est. Les petits arrangements avec la droite ont été de toutes les victoires de Gérard Collomb ».
Pour les communistes vénissians, « ce dernier coup tordu » n’a rien de surprenant, il fait simplement passer Gérard Collomb « de la dérive au naufrage ».

« Mais les jeux ne sont pas faits, poursuit Serge Truscello, et personne ne dispose des voix des électeurs. Le 2e tour du 28 juin est clairement un affrontement entre d’un côté la droite la plus réactionnaire alliée aux représentants directs de Macron, et de l’autre les forces progressistes, de gauche et écologistes. L’enjeu est de taille, chacun doit prendre sa place dans ce combat qui engage l’avenir de notre ville et de la Métropole ».

Le communiqué de la section locale du PCF se conclut par un appel « sur Vénissieux comme sur la circonscription des Portes du Sud, à l’écologiste Sandrine Perrier pour EELV, et l’ancien socialiste Pascal Dureau, candidat du centre gauche, à se rassembler pour battre la droite ».

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