Communauté professionnelle territoriale de santé de Vénissieux : une première en France

Mme Bouillod, vice-présidente de la CPTS de Vénissieux, le Dr Grall, directeur général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et Mme Lafoux, directrice de la CPAM du Rhône.

La première Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) a vu le jour le 24 septembre à Vénissieux. Son acte de naissance est la signature d’un contrat avec l’Assurance Maladie et l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Les CPTS ont pour rôle de coordonner les professionnels de santé d’un même territoire qui souhaitent s’organiser autour d’un projet de santé adapté aux problématiques de ce territoire : organisation des soins non programmés, coordination ville-hôpital, attractivité médicale du territoire, coopération entre médecins et infirmiers pour le maintien à domicile…

Celle de Vénissieux compte actuellement 154 professionnels de santé libéraux : 44 médecins généralistes, 52 infirmiers, 27 pharmaciens, 16 masseurs-kinésithérapeutes, 2 podologues, 7 médecins spécialistes, 4 orthophonistes, 2 laboratoires d’analyses, regroupés au sein de l’association interpro santé Vénissieux. Elle collaborera avec les structures médico-sociales, le service de soins infirmiers d’aide à domicile, les résidences autonomies, les services d’aides à domicile, les établissements hospitaliers de proximité.

L’un des objectifs de la CPTS de Vénissieux sera de faciliter l’accès à un médecin traitant, tout en respectant le libre choix des patients, en passant par un interlocuteur social unique. Une attention particulière sera portée aux personnes fragilisées qui n’auraient pas de médecins traitants, en particulier les patients en ALD, CMUC ou AME, et les patients âgés de plus de 70 ans.

Par exemple, pour répondre à un besoin de soin immédiat tout en évitant aux patients de se rendre aux urgences, la CPTS de Vénissieux propose la mise en place d’astreintes de médecins généralistes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers tous les après-midi de 14 heures à 20 heures. L’objectif est de permettre aux patients de ne pas rester sans réponse. Cette méthode de travail passe par une meilleure coordination des agendas des professionnels de santé. L’accès aux plages de consultations pourra être sollicité par les pharmaciens de Vénissieux, mais aussi par le centre de régulation du 15.

La CPTS de Vénissieux percevra 210 000 euros maximum par an pendant cinq ans, versés par l’assurance maladie, pour recruter du personnel et recourir à des outils informatiques communs (agenda partagé, messagerie sécurisée, réseau social des professionnels de santé, outil de coordination des parcours). Elle percevra également une aide au démarrage versée par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

 

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