Pizzorno en grève : les éboueurs du privé font de la résistance

Basés à Vénissieux, les salariés de la société Pizzorno, sous-traitante de la Métropole pour la collecte des déchets, sont en grève depuis le 2 avril. Les négociations avec la direction semblent au point mort. Les éboueurs du privé ont reçu ce jeudi le soutien des élus communistes, Parti de gauche et républicains.

Les salariés de la société Pizzorno environnement, dont le principal dépôt est situé à Vénissieux, sont entrés de matin dans leur 9e jour de grève. Ces éboueurs du privé, qui travaillent en sous-traitance pour la Métropole de Lyon, sont chargés de la collecter des déchets dans trois arrondissements de Lyon (3e, 6e et 8e), ainsi que dans les communes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Bron. Comme leurs collègues de la fonction publique qui sont restés mobilisés 17 jours avant de reprendre leur service, ils demandent de meilleures conditions de travail et une revalorisation salariale.

Entrave au droit de grève

Mais les négociations avec la direction sont toujours au point mort. Mardi matin, avec le soutien de Gilets jaunes et de syndicalistes, les Pizzorno se sont rassemblés devant le dépôt vénissian de l’avenue Pierre-Semard, empêchant les camions, dont certains étaient conduits par des intérimaires, de sortir faire leur tournée. Ils ont été délogés par la police vers 8h30. Le syndicat Solidaires Transports a dénoncé « cette entrave caractérisée à l’exercice du droit de grève ». Et appelé à un rassemblement ce jeudi 11 avril à 17 heures, devant le siège de la Métropole de Lyon, pour « rappeler le donneur d’ordre à sa responsabilité ».

Soutien des élus communistes et Parti de gauche

Les élus communistes, Parti de gauche et républicains de la Métropole de Lyon — groupe dans lequel siègent cinq élus vénissians, dont le maire et la première adjointe — demandent à David Kimelfeld, président de la Métropole, « d’intervenir en urgence auprès de la direction de l’entreprise Pizzorno pour une solution rapide du conflit social en cours ». Ils considèrent que « les revendications des salariés sont légitimes. Puisque la Métropole a choisi de répartir la gestion de la collecte entre le public et le privé, elle doit faire respecter des règles communes sur les conditions de travail, les moyens techniques de sécurité du travail, la charge et les horaires des tournées ».

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