Le collège Aragon et le lycée Sembat en grève, mais pas pour les mêmes raisons

Au collège Louis-Aragon

Plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées ce 31 janvier au matin devant les portes du collège Louis-Aragon, restées fermées pour cause de grève. Les enseignants mais aussi le personnel administratif, soutenus par les parents d’élèves, ont manifesté leur mécontentement face à la gestion de leur établissement par leur principal.

« La gestion du quotidien n’est pas assurée par notre direction, dénonce Nicolas Lebrun, professeur de mathématiques. Il n’y a pas de communication, les engagements ne sont pas tenus, nous n’avons même pas pu organiser le brevet blanc alors c’est important pour nos élèves. Les conseils de discipline ne peuvent être assurés : sur cinq prévus, trois n’ont pas pu se tenir pour cause de vice de procédure. La principale adjointe compense les manquements du principal mais elle ne peut pas tout faire et elle est actuellement en arrêt de travail. On tire la sonnette d’alarme ». Les enseignants ont demandé une entrevue au rectorat.

Des parents d’élèves étaient venus soutenir l’action des personnels : « Pour que nos enfants réussissent, il faut de bonnes conditions de travail pour les professeurs, ce n’est pas le cas aujourd’hui. On attend plus de l’éducation prioritaire ». Des élus étaient étaient également présents ce matin, Bayrem Brakki (adjoint aux finances), et Sophia Brikh (conseillère municipale). Rencontré à la porte de l’établissement, le principal n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il précise toutefois qu’une rencontre est prévue à l’inspection académique, le 1er février.

Au lycée Marcel-Sembat

Ce même 31 janvier, les enseignants du lycée Marcel Sembat de Vénissieux se sont mis en grève pour protester contre la dotation horaire globale, l’enveloppe de moyens attribuée par le rectorat pour l’année scolaire 2019/2020. « Cette enveloppe conduira à des classes surchargées et à la remise en cause d’aménagements qui permettent un enseignement de qualité et des conditions de travail plus sereines (accompagnement personnalisé, dédoublement des classes… » expliquent les professeurs.

« En l’état, les conditions d’enseignement au lycée Marcel-Sembat sont déjà très difficiles : incivilités, dégradations du matériel de travail et des locaux, violences verbales…). Surcharger les classes et supprimer les aménagements actuels ne fera que dégrader davantage la situation ». Les professeurs de Sembat ont, eux-aussi, obtenu une audience au rectorat afin d’obtenir des moyens supplémentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *