Cartes sur table : le bridge vénissian a vingt ans

Le 17 novembre, le Vénissieux bridge club (VBC) a fêté ses vingt ans à la salle Joliot-Curie. Nous sommes allés à la rencontre des “bridgeurs”, qui décrivent tous un jeu passionnant et stimulant pour le cerveau.

“On n’a pas tous les jours vingt ans”, rappelle fièrement le Vénissieux Bridge Club sur une affichette placardée sur un mur de la salle Joliot-Curie. Ce jour-là, le 16 novembre, l’association fête ses deux décennies d’existence par un tournoi suivi d’un repas. Près de 130 personnes ont fait le déplacement. 108 sont inscrites au tournoi.

“Ce qui fait la spécificité de notre club, c’est cette alchimie un peu spéciale entre une passion, le bridge, et l’amitié qui au fil des années a permis à chacun de se sentir bien au sein de ce club”, assure la présidente, Sylvie Chabert. Avant d’ajouter : “Nous comptons bien faire vivre cette famille encore longtemps. Nous donnons donc rendez-vous à la plupart d’entre vous à nos deux fois vingt ans”.

Mais qu’est-ce qui fait courir les bridgeurs ? “C’est un jeu passionnant, auquel je m’adonne depuis quarante ans, s’enthousiasme Pierre Larroumets, 72 printemps au compteur. Les parties de bridge, pour moi, ce sont des problèmes à résoudre, qui font énormément travailler le cerveau et éloignent ainsi la maladie d’Alzheimer.” Même constat pour Agnès Ganivet, jeune retraitée qui joue depuis plus de dix ans. “Je suis un petit peu intello, sourit-elle. C’est le seul jeu qui me satisfait, puisqu’il est ludique tout en demandant de la réflexion. C’est un plaisir complet.”

La doyenne et le benjamin
Le dira-t-on assez ? Le bridge, ça conserve… C’est en tout cas le message de la doyenne, Anny Lax. À 97 ans, celle qui fût l’une des fondatrices du club en 1998 joue encore trois jours par semaine, à raison de quatre heures par jour. Son plaisir ? “Faire perdre l’autre, confie-t-elle l’œil pétillant. Mais ce n’est pas tout : “Quand je joue, je ne pense à rien, je ne sens rien et je ne vois pas passer le temps. Et quand j’arrive chez moi, j’ai mal de partout.”

Quelques tables plus loin, Thibaud Vincenot parle technique et stratégie avec son futur adversaire. À 23 ans, il est devenu cette année professeur-arbitre de bridge à temps plein, après avoir terminé ses études de droit. “J’ai découvert le bridge au Creusot il y a une dizaine d’années, grâce au bridge scolaire. J’ai participé ensuite à une colonie de vacances orientée bridge, dont j’ai maintenant pris la direction, relate-t-il. Ce qui me plaît ? C’est un jeu de stratégie, plus complet que le tarot ou la belotte. Mais j’aime aussi la compétition, et je suis venu pour gagner.” L’an prochain, il décidera de continuer dans le bridge ou de s’inscrire dans une école d’avocats.

Note : à découvrir sur www.vbc-bridge.fr/

Le bridge en quelques mots

“Parler du bridge en trois phrases, c’est impossible, avance Emma Combescure, l’arbitre du tournoi. Au départ, c’est un jeu de cartes aussi simple que la bataille. L’as est plus fort que le roi, le roi plus fort que la dame et ainsi de suite. Ensuite, les choses deviennent plus complexes. Le bridge se joue à quatre, deux contre deux, en club ou à la maison. Tout le monde peut y arriver : il suffit d’aimer les cartes et de faire preuve de concentration. La preuve, c’est qu’on a plus de 600 collégiens dans le Lyonnais qui suivent régulièrement des cours de bridge en 6e et 5e.” En France, on dénombre un millier de clubs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *