Fêtes escales, 15 juillet : faites un maximum de bruit !

 

Dans le parc Louis-Dupic, en ce lendemain d’une belle soirée où les chants d’Idir ont ravi un public venu très nombreux, les gens commencent à se rassembler autour des buvettes tenues par les associations vénissianes : Oyenga Simy-Flo, RESF, Ymmne et Nehla. A 17h15, une musique attire la centaine de personnes présentes comme un aimant : il s’agit de la Fanfare des pavés, au sein de laquelle les pique-niqueurs de la veille reconnaissent les musiciens du Grand Wahzou et le compositeur et multi-instrumentiste vénissian Laurent Vichard, venu en dépannage avec sa clarinette. Les airs sont entraînants, prenants, tel le fameux « Ederlezi » qui servit de leitmotiv au film d’Emir Kusturica, « Le temps des gitans ».

Quoi qu’il en soit, la soirée ne sera pas balkanique mais volcanique et latino. Dès 19 heures, le Bongo-Hop propose un voyage entre l’Afrique de l’ouest et la Colombie. Le public est encore réduit mais les deux cuivres, les deux percussionnistes et le clavier ont tôt fait de le faire danser, d’autant plus qu’arrive une chanteuse qui met tout le monde d’accord, s’il en était besoin. La danse est toujours de rigueur avec le groupe suivant. Quelque 2000 personnes sont devant Kumbia Boruka à suivre les exhortations du chanteur : asseyez-vous, relevez-vous, levez le bras, secouez la main… La musique donne des fourmis dans les jambes et il ne faut pas le dire deux fois aux spectateurs. Ça danse à tout-va, dans tous les sens, seuls, par deux, par trois…

« Faites un maximum de bruit », demande le chanteur, et la foule s’exécute. Un drapeau colombien, jaune, bleu et rouge, est brandi à bout de bras et les applaudissements encourage les Lyonno/Sud-Américains de Kumbia Boruka à rester encore en scène.

Avec Systema Solar, cette fois c’est un combo 100% colombien qui vient étourdir la foule. Le son (très fort, trop fort), les costumes, le rythme, les vidéos, les effets de beatbox, la musique qui oscille entre la techno et la scansion latino, tout est en place pour que le public du parc Dupic soit au mieux. Et il le fut ! D’autres, dont les oreilles décidément avaient l’impression d’être traversées par un supersonique, préférèrent s’éloigner.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *