Disparition de Marcel Peyrenet

M.Peyrenet © R.Bert

Décédé le 24 avril dernier, Marcel Peyrenet était une figure du quartier Darnaise et plus largement des Minguettes, où il résidait depuis longtemps. On connaissait bien sa silhouette, appuyée sur des cannes, et son militantisme, son investissement auprès d’associations ou de collectifs d’habitants, tel le Groupe du Mardi, avec qui il avait mené une importante bataille dans les années 2000 contre la surfacturation des charges locatives. Cette implication dans la vie locale l’avait également conduit à être élu délégué du conseil de quartier Saint-Exupéry.

On savait moins qu’il avait été journaliste et correspondant, après la Seconde Guerre mondiale, de L’Alger Républicain dont le rédacteur en chef était Henri Alleg. En 1956, Marcel Peyrenet s’était préoccupé du sort d’une petite fille de la Casbah, Farida, atteinte de maladie bleue. Il avait mis en place toute une chaîne humanitaire qui permit à l’enfant d’être opérée à Lyon par le professeur Santy. Pendant la guerre d’Algérie, Marcel Peyrenet devint l’envoyé spécial de plusieurs journaux communistes de la région mais aussi de Bordeaux et Lille. Et remua les consciences. Au point de se voir interdire, en avril 1962, le vol vers Alger par les Renseignements Généraux.

À la fin des années 70 et au début des années 80, il avait signé deux ouvrages engagés et remarqués : « Nous prendrons  les usines » et « La dynastie des Gillet : les maîtres de Rhône-Poulenc ». Dans son appartement de La Darnaise, les nombreux livres voisinaient avec autant de grands classeurs contenant des articles, dont bien sûr les siens. Y compris ceux qu’il avait signés pour « Expressions », sur 1936 ou la gestion ouvrière à Berliet en 1944.

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