« Nous devons répondre en étant plus soudés que jamais »

Rassemblement, avec minute de silence, en hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 nov., devant l'h™tel de ville de VŽnissieux

L’émotion était palpable, ce lundi, peu avant midi, sur le perron de l’hôtel de ville de Vénissieux. Trois jours après les attentats de Paris qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés selon un bilan provisoire, plusieurs centaines de Vénissians, visages fermés, se sont rassemblés à l’appel du maire et de l’équipe municipale pour marquer leur émotion, leur solidarité et leur attachement aux valeurs républicaines, dans le cadre de la minute de silence observée nationalement.

Sous une grande bâche noire posée sur la façade de la mairie en signe de deuil, Michèle Picard et sa première adjointe, Yolande Peytavin, ont d’abord déposé une gerbe de fleurs en hommage aux victimes du 13 novembre. « Je vous invite à y mettre vous-mêmes des fleurs, des bougies ou tout autre message de soutien », précisera plus tard le maire.

Entourée de nombreux membres de l’équipe municipale, de l’ancien député-maire André Gerin et de responsables locaux du culte musulman, Michèle Picard, très émue, avait commencé par saluer la mémoire des victimes. « Derrière le décompte macabre de ce week-end, il y a des prénoms, des noms, des visages, beaucoup de jeunes, victimes de cette ignoble barbarie, des centaines de familles endeuillées. C’est à eux que nous devons nous adresser, à eux que nous pensons, aux parents, aux proches, qui sont touchés dans leur cœur, qui traversent une épreuve sans commune mesure, une détresse sans nom. »

Rappelant que « ce sont nos libertés, nos valeurs universelles, notre tolérance à travers la laïcité et notre art de vivre, que Daech a ciblées et attaquées », le maire a exhorté les Vénissians à faire bloc. « En ces heures tragiques, c’est l’unité nationale et l’intelligence de notre peuple qui doivent prévaloir. Céder à la peur, ce serait céder à la terreur et au chaos, que les terroristes et leur folie barbare veulement nous imposer. Céder aux amalgames, ce serait céder à la division et au choc des civilisations, dont ils veulent créer les conditions en France et en Europe. Céder au populisme, qui assimile les réfugiés aux terroristes, les djihadistes à l’ensemble de la religion musulmane, ce serait céder aux pires instincts, et aux plus abjects raccourcis. »

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