80 ans de communisme municipal

Capture cimetiere
La cérémonie a été précédée d’un dépôt de gerbe sur la tombe de Marcel Houël

 

Ennemond Romand, Louis Dupic, Marcel Houël, André Gerin, et Michèle Picard. Cinq maires communistes pour 80 ans de gestion municipale progressiste à Vénissieux. Un bail ! On a beaucoup parlé de cette durée exceptionnelle lors des deux dernières campagnes électorales pour les municipales de 2014 et 2015. Les opposants à Michèle Picard se faisaient fort de « mettre fin à 80 ans de communisme ». On sait ce qu’il est advenu. « Peut-être ceux qui ont utilisé ce slogan n’ont-ils pas vu la force du communisme municipal, capable de fédérer dans un même projet les différentes sensibilités, sans renier ni tricher, avec les vraies valeurs de gauche », a déclaré le maire lors de l’anniversaire organisé dimanche dans la salle du conseil municipal, qui a réuni plus d’une centaine de personnes.

À ses côtés, le député-maire honoraire, André Gerin, et de nombreux membres de la famille de Marcel Houël, disparu en 1985, sur la tombe duquel une gerbe de fleurs avait été déposée quelques instants plus tôt. « Sans établir de hiérarchie aucune, c’est peut-être sous les mandats de Marcel Houël que les mutations ont été les plus profondes, observait Michèle Picard. Quand il est élu en 1962, les Vénissians sont un peu moins de 30000, en 1982 ils sont 64 000 après une pointe à 75 000 au milieu des années 70. »

Et d’ajouter, se remémorant ses années de jeune Vénissiane : « À titre personnel, je dois beaucoup aux politiques qui ont été menées pour les loisirs, la culture, l’éducation… Ces possibles-là, Vénissieux nous les a offerts, on n’en a pas conscience lorsque l’on est jeunes, mais ils nous ont construits, ils ont fait de nous des hommes et des femmes citoyens. »

Le maire soulignait également que « si Vénissieux en est là aujourd’hui, attractive, portée par des projets urbains structurants, attirant chaque année de nouvelles familles, elle le doit à l’investissement de toutes les équipes municipales qui se sont succédé. » Avant de conclure : « Soyons fiers de chaque pierre apportée à l’édifice d’une ville populaire, progressiste, solidaire et tolérante. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *