Le nouveau CNI inauguré ce soir

La destruction criminelle du centre nautique intercommunal (CNI), à l’automne 2010, a bouleversé bien des vies et provoqué une immense émotion. L’équipement de l’avenue du docteur Georges-Lévy, construit en 1971, vivait alors au rythme de quelque 450 000 entrées par an —dont 120.000 écoliers, 45.000 collégiens et 25.000 lycéens— ; il accueillait dix-sept clubs représentant sept disciplines et 130.000 entrées. Il a fallu réorganiser, disperser, répartir les personnels… Un processus compliqué et douloureux s’est mis en place. Les pouvoirs publics, de leur côté, ont commencé à réfléchir à l’avenir, adoptant dès février 2011 le principe d’une reconstruction sur place, en s’appuyant sur l’existant. Ensuite est venu le temps des procédures : le concours d’architecture était lancé et, en 2012, le jury retenait le projet du cabinet lyonnais Xanadu Architectes et Urbanistes, avec le bureau d’études techniques Quadriplus Groupe. Enfin était posée la première pierre du nouveau centre nautique intercommunal, en septembre 2013. Un mois plus tard, la démolition était entamée.

“Pendant tout ce temps, rappelle Andrée Loscos, adjointe au maire et présidente du comité syndical du centre nautique intercommunal, il y en a eu, des réunions entre élus, techniciens, dirigeants d’associations, personnels de l’Education nationale, utilisateurs ! Mais quand je vois ce nouveau Centre nautique intercommunal, je suis fière et je loue la concertation initiée dès décembre 2010 entre les villes partenaires : Lyon, Saint-Fons et Vénissieux. Élément structurant de l’agglomération, tant par sa taille que par son activité et son positionnement au centre de quartiers classés en zones urbaines sensible, cet équipement va redonner du vivre ensemble. Il a été conçu pour que tout le monde s’y retrouve et s’y trouve bien : familles, jeunes nageurs, compétiteurs. On a privilégié la fonctionnalité mais en plus il est beau, ce centre nautique !”

Alors, le 10 juillet, jour de l’ouverture au public, combien serez-vous à venir plonger dans cet équipement haut de gamme, posé sur une partie des 2,8 hectares de terrain, qui fait la part belle au bois et aux baies vitrées, qui en impose avec ses espaces ludiques et sportifs bien distincts, tous accessibles aux personnes à mobilité réduite ? Nombreux, très nombreux sûrement… mais pas plus de 1356, jauge maximum (chiffre calculé en fonction d’une éventuelle évacuation d’urgence sur la base d’un baigneur par m2 de plan d’eau total pour les bassins couverts).

Visite guidée

L’entrée se fait désormais par l’avenue du docteur Georges-Lévy, dont le goudron a pris des couleurs. Deux ralentisseurs ont été posés près de la zone d’accueil. Le parvis d’accès au centre nautique est agrémenté de trois rangées de bancs en bois très design.

Passons la porte d’entrée. On arrive sur le hall d’accueil —immense mais accueillant— avec vue sur les bassins. Un accès ouvre vers les vestiaires et deux autres vers la mezzanine pour les « pieds chaussés » (comprenez les visiteurs) et le sous-sol, réservé aux personnels techniques. Ce hall est “transparent et vitré pour que les parents puissent surveiller leurs enfants sans avoir à payer une entrée à la piscine”, avait expliqué David Sumner, un des architectes de Xanadu, lors de la présentation du projet.

À l’étage, la mezzanine et ses gradins pouvant accueillir une centaine de personnes,  ainsi que des bureaux administratifs annexes. Du côté des bassins, l’harmonie est réelle. À l’extrême gauche, le bassin de 182m2 exclusivement dédié à l’aquaforme a remplacé la fosse à plongeon. Le sauna-hamman a son propre espace avec vestiaires, sanitaires et douches. Dans cet espace « forme », on trouve également une salle de sport. La séparation avec l’espace bassins s’explique par le fait qu’il faut assurer le paiement de ces activités à la caisse.

Les autres bassins suivent un ordre logique, dans toute la longueur du centre nautique : la pataugeoire intérieure (100 m2), le bassin d’initiation de 144 m2 et le bassin olympique de 1 000 m2, avec mur de séparation mobile. L’innovation ? Ces bassins sont en inox, un matériau plus onéreux mais jugé décisif en termes de maîtrise des coûts d’exploitation, de respect des normes d’hygiène et de sécurité pour les usagers, d’esthétique et de longévité. Les risques de fissuration des tôles (et donc de fuites) sont quasi-nuls. À titre d’exemple, le premier bassin inox construit en Autriche, il y a quarante ans, est toujours en fonctionnement. Derrière la baie vitrée, la pelouse qui vient juste d’être posée (15 % de la surface gazonnable). Des sanitaires et des douches extérieurs sont accolés à la pataugeoire.

Tarifs

Les habitants de Vénissieux, Lyon et Saint-Fons bénéficient d’un tarif préférentiel.
Pour les visiteurs extérieurs, le plein tarif est de 5,50 euros. Et de 4,50 euros pour les étudiants, seniors de plus de 60 ans, chômeurs, personnes handicapées, familles nombreuses et comités d’entreprise.
Pour les résidants de Lyon, Vénissieux et Saint-Fons, le plein tarif se monte à 4,20 euros. Et pour les personnes pouvant bénéficier du tarif réduit, le ticket coûte 3,30 euros. Les enfants de 4 à 16 ans ne débourseront plus que 3 euros… Gratuité pour les moins de 4 ans.
Des cartes de 10 entrées sont vendues. Leur prix va de 45 euros (plein tarif, non résidants) à 30 euros.
Il faut compter de 200 euros à 250 euros (plein tarif) pour un abonnement annuel.
L’ouverture de l’espace aquaforme est prévue à partir du 14 septembre. Le ticket d’entrée donnera accès à l’espace piscine, mais l’inverse ne sera pas possible. Un système de badges différents selon l’activité choisie (bébés nageurs, sauna, aquagym…) a été élaboré.
Attention, pour bénéficier des tarifs réduits, il faudra impérativement présenter des justificatifs aux caisses : quittance de loyer, facture d’électricité… Sans ces documents, l’entrée sera plein tarif.

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