Métropole de Lyon : les élus communistes, parti de gauche et républicains font des propositions

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L’agenda est serré. Dès la rentrée, au mois d’octobre, la Métropole de Lyon ambitionne de finaliser le pacte de cohérence, en vue d’une adoption en décembre. Ce pacte est fondamental puisqu’il cadrera les relations entre la nouvelle super-collectivité territoriale et les 59 communes qui la composent, notamment au niveau du partage des compétences : de l’urbanisme au sport en passant par les réseaux de chauffage urbain, les pouvoirs de police, la culture…

Le sujet est technique, voire technocratique. On aurait pourtant tort de s’en désintéresser. Il conditionne le fonctionnement des services publics dans l’agglomération pour les années futures.
Opposés d’emblée à l’idée même de création d’une Métropole — d’autant qu’elle s’est faite dans des conditions fort peu démocratiques —, les élus communistes, parti de gauche et républicains, viennent de rendre une contribution visant à en améliorer le fonctionnement. “La loi est votée, nous en avons pris acte, tout l’enjeu maintenant est de ne pas aggraver la fracture avec les citoyens, explique Pierre-Alain Millet, conseiller métropolitain communiste de Vénissieux. Pour cela il faut organiser une Métropole avec les communes et avec le maire, dont nous savons tous qu’il reste l’élu local le plus connu et apprécié.”

Au-delà de la réaffirmation du respect de l’échelon communal, ce groupe de dix élus (dont cinq de Vénissieux) propose d’instaurer des règles du jeu. “Pour l’instant, l’élaboration du pacte de cohérence ressemble plus à un marché qu’à une véritable organisation du partage des compétences sur des bases claires”, déplore Pierre-Alain Millet.
Les élus communistes, parti de gauche et républicains avancent ainsi l’idée de créer plusieurs catégories de compétences : celles qui sont “nécessairement” métropolitaines comme les transports urbains, la collecte des déchets, la qualité de l’air… ; celles qui doivent être partagées avec les communes (l’urbanisme, la solidarité…) ; celles qu’il convient de répartir au cas par cas (par exemple un gros équipement culturel ou sportif) ; et enfin celles qui restent communales.
Et pour chacune de ces catégories, le groupe souhaite que soient définies les modalités du pilotage politique, l’organisation des moyens et les modalités d’intervention citoyenne.

“Si l’on veut bien faire les choses, c’est un travail énorme, souligne Michèle Picard, maire de Vénissieux et conseillère métropolitaine. Gérard Collomb a fixé l’objectif d’une finalisation en octobre. Je ne vois pas comment c’est possible avec l’été qui arrive. On ne peut pas avancer dans le flou et la précipitation.”
Michèle Picard ajoute qu’elle sera particulièrement attentive à la question des conférences territoriales des maires (Vénissieux siégera dans la conférence des Portes du sud), censées faire le joint entre les communes et la Métropole. “Il ne faudrait pas que ces conférences deviennent un niveau de décision intermédiaire entre les communes et la grande collectivité. Sinon le maire se transformerait en simple administrateur. Nous sommes totalement opposés à cette idée. Nous considérons au contraire que l’enjeu du pacte est de définir positivement le rôle des communes.”

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