Michèle Picard ne participera pas aux débats organisés par Le Progrès et TLM

Arrivée largement en tête du premier tour de l’élection municipale partielle, Michèle Picard n’avait a priori pas grand-chose à craindre d’une participation aux débats qu’ont programmés nos confrères du Progrès et de TLM. Elle a pourtant refusé d’y prendre part.

Deux raisons motivent sa décision. Elle s’en est expliquée cet après-midi lors d’un point presse dans sa permanence de campagne. “Ces deux débats bouleversent totalement mon agenda. Nous avons des rencontres, des initiatives, une présence militante à assurer, des invitations, un meeting à organiser. Nous devons poursuivre notre campagne de terrain et aller à la rencontre des habitants. C’est essentiel.”

Mais au-delà d’un problème d’organisation, Michèle Picard dénonce le climat de cette campagne. “Dans notre liste, nous n’avons pas la même conception du débat politique que nos adversaires. Nous faisons face à des candidats usant de méthodes anti-républicaines. L’avant premier tour a été marqué par une campagne d’affichage sauvage colportant des informations mensongères, qui plus est en dehors des délais légaux. Le seul objectif commun de ces candidats est de faire tomber la municipalité communiste, par tous les moyens. »

Et d’ajouter : “Je ne crains pas le débat d’idées, la contradiction constructive, le développement des propositions que chaque Vénissian serait en droit d’attendre pour se faire réellement une opinion (…). Par contre, je revendique le droit de pouvoir contrecarrer des arguments biaisés si les conditions d’organisation étaient réunies, d’autant plus que cela se passe devant un public acquis à chacun des candidats, où nous oscillons entre huées et applaudissements.”

Pour Michèle Picard, “ce genre d’exercice ne peut pas permettre d’expliquer ce que l’on propose aux Vénissians (…). Ces débats ne sont le théâtre que d’invectives, laissant une place de choix à la démagogie et au populisme, ils s’apparentent plus à de la politique spectacle qu’au débat démocratique et de fond (…). À l’époque où nous déplorons tous le niveau d’abstention, quelle image livrons-nous aux citoyens ? Est-ce vraiment de cette manière que nous les reconduirons sur le chemin des urnes ? Je ne le crois pas.”

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