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Scolariser un enfant handicapé ? Un parcours du combattant

CG, Parents, MDPH 380Les conseillers généraux de Vénissieux sont régulièrement interpellés par des parents d’enfants handicapés orientés par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) vers des structures qui, en fait, n’ont pas de place à proposer. Marie-Christine Burricand et Christian Falconnet demandent l’application de la loi pour l’égalité des chances de 2005.

“Au final, la scolarisation de ces enfants se révèle être un véritable parcours du combattant. Avec, au bout du chemin, le risque qu’ils se retrouvent dans un établissement qui n’est pas le mieux adapté”, ont expliqué Marie-Christine Burricand et Christian Falconnet, à l’occasion d’une conférence de presse.
Deux Vénissianes étaient là pour témoigner de leurs difficultés : Mme Melab (maman de Salma, 16 ans) et Mme Auchi (mère d’Adam, 16 ans), soutenues par la maman d’Elfie (15 ans), Mme Blanc. “Certes, la MDPH remplit son rôle en orientant ces enfants vers certains dispositifs, reconnaissent les élus, mais s’il n’y a pas de place…”
C’est ce que risquent bien de vivre Adam et Salma. « Nos enfants sont actuellement en ULIS au collège Jules-Michelet, expliquent leurs mamans. Ils terminent leur 3e. Nous avons reçu de la part de la MDPH leur notification d’orientation. » Pour Salma, la MDPH propose l’IME Jean-Jacques-Rousseau à Vénissieux, l’IME Perce-Neige à Thizy, l’IMPRO à Mornant, ou celui de Fourvière. « Quand je les ai appelés, ils m’ont dit qu’ils n’avaient aucune place. Les enfants peuvent être inscrits sur une liste d’attente mais ils peuvent aussi y rester plusieurs années. »
C’est pourquoi les élus demandent aux responsables de l’ARS (Agence régionale de santé), de la MDPH et de l’Éducation nationale de « se mettre autour d’une table ». “Nous voulons que les situations des familles soient examinées et que des propositions soient avancées. Il faut ouvrir des structures supplémentaires et dégager les moyens de fonctionnement correspondants, car les droits des enfants handicapés doivent être respectés. Aucun d’entre eux ne doit rester sur la touche”, ajoutent Marie-Christine Burricand et Christian Falconnet. Et de rappeler que la loi pour l’égalité des droits et des chances du 11 février 2005 stipule que « le droit à l’éducation est garanti à chacun, afin de lui permettre de développer sa personnalité,  d’élever son niveau de formation initiale, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle et d’exercer sa citoyenneté. »

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