950 visiteurs à la Journée de l’industrie

Triste hasard du calendrier, c’est au moment où filtraient les premières informations sur le retrait de Bosch de l’activité photovoltaïque, que se tenait, le 21 mars, la 8e édition de la Journée vénissiane de l’industrie et de l’emploi.
Un face-à-face qui illustre une terrible réalité : l’emploi industriel est en péril, mais il constitue encore une part essentielle, indispensable de notre tissu économique. À Vénissieux plus qu’ailleurs où il représente 30,3 % de l’ensemble des emplois privés. “Notre pays ne doit pas lâcher son industrie, ce serait une erreur dramatique pour les jeunes générations, une erreur dramatique pour notre patrimoine et nos savoir-faire, soulignait le maire, Michèle Picard, dans son discours inaugural. C’est dans notre capacité à produire, à innover, à stimuler et relancer la recherche que la France bâtira son avenir.”
Preuve que l’industrie n’a pas tout perdu de son attractivité : 950 visiteurs ont franchi la porte de la salle Irène-Joliot-Curie pour consulter les quelque 520 offres d’emploi proposées par les entreprises, agences de travail temporaire et centres de formation partenaires de la manifestation. Pour assister également aux démonstrations techniques, en particulier de robotique.
Le robot NAO, 58 cm et 5 kg de haute technologie, présenté par la Métallurgie rhodanienne, aura été la star incontestée de la journée, marchant, parlant, chantant, dansant même le Gangnam Style devant des spectateurs médusés. Juste à côté, l’association Planète Sciences animait des ateliers d’initiation à destination des collégiens. “Ce zoom sur la robotique a permis de montrer aux jeunes que l’industrie peut être bien différente de l’image vieillie qu’ils en ont parfois”, observe Chantal Goutarot, directrice de la Mission économie de la Ville de Vénissieux.
En matière de recrutements, il est encore tôt pour tirer un bilan du nombre d’emplois qui découleront de cette journée. “Ce que l’on peut dire, c’est que les entreprises et les centres de formations étaient satisfaits des profils des candidats, précise Chantal Goutarot. Globalement, le niveau de qualification était plus élevé que les années précédentes, ce qui correspond au niveau exigé pour ces postes, lui aussi de plus en plus élevé.”

G.L.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *