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Blandine Chagnard : connaissance du monde et des autres
Avec son sac à dos et son keffieh sur les épaules, vous avez forcément croisé Blandine Chagnard.
Au cours d’une manifestation culturelle et plus sûrement lors des Fêtes escales, dans une réunion du Parti communiste ou lors d’un couscous organisé par Jénine-Vénissieux, l’association qu’elle préside.
La scène se passe à Ramallah, en mars 2002. Yasser Arafat, le président de l’Autorité palestinienne, est assiégé dans cette ville de Cisjordanie par l’armée israélienne. Il accueille à la Mouqata’a, quartier général de l’administration palestinienne, de nombreuses délégations étrangères.
“À cette époque, un groupe de Français, dont José Bové, était bloqué avec Arafat dans la Mouqata’a. Nous les avons croisés. Moi, je faisais partie d’une délégation du Mouvement de la paix. Arafat serre la main à tout le monde et quand il arrive vers moi, je lui dis qu’en France, on se fait la bise. Et il m’a embrassée.”
Cette scène pourrait résumer tout ce qui est important pour Blandine Chagnard : sa chaleur humaine et ce besoin d’aller vers l’autre, son indifférence à l’étiquette, son militantisme et sa passion des voyages. (Lire la suite…)
Opération “Cent cartables pour les écoliers de Jénine”
Depuis sa création, en 2002, l’association Jénine-Vénissieux s’est fixé pour objectif de développer des actions de solidarité avec le peuple palestinien, en particulier ceux du camp de Jénine. En organisant des soirées (musique, repas, débats), ses bénévoles ont pu collecter des fonds utilement attribués à des causes humanitaires. C’est ainsi que plusieurs enfants et adolescents, blessés ou malades, ont pu être soignés. On se souvient tout particulièrement à Vénissieux de Ghadir, opérée des yeux à Lyon grâce à une véritable chaîne de solidarité ; la jeune fille est revenue au printemps dernier pour un suivi médical. Il y eut aussi, soignés sur place, Ibrahim en 2004, Issam en 2005, puis Amad Abu, Musab Atef, Samer. Certains gardent des séquelles, physiques ou psychologiques, mais s’ils sont vivants et mènent une vie aussi normale que possible à Jénine, c’est grâce à l’investissement des bénévoles et aux dons des particuliers.
D’autres actions ont été menées, cette fois à but collectif : achat de tickets ou de paniers repas, de matériel médical, de fournitures scolaires pour l’école du camp de Jénine. En ce mois de septembre, l’association Jénine Vénissieux mène une “opération cartable” : son objectif est de remettre 100 cartables emplis de matériels scolaires. Le coût de cette action, qui bénéficiera à 100 enfants, se monte à 1 960 euros (“y compris les transports et la petite fête qui est organisée pour la remise des cartables !”, précise l’association-. Mais voilà : il manque encore 670 euros pour boucler le budget de cette action. C’est pourquoi Jénine-Vénissieux fait appel à la générosité et la solidarité de tous.
Si vous le pouvez, envoyez vos dons à l’adresse suivante :
association Jénine-Vénissieux 8, boulevard Laurent-Gerin 69200 Vénissieux
