Histoire / Mag

Noëls de guerre : entre ombres et lumière

On n’accède à cette partie du bâtiment qu’après avoir montré patte blanche. Carte professionnelle ou lettre de recommandation ; examen de la demande par le conservateur en chef ; étroite surveillance : n’entre pas qui veut. Il y a de quoi. À cet étage de la bibliothèque de la Part-Dieu, à Lyon, se trouvent des livres comptant parmi les plus précieux du monde. Certains sont l’équivalent d’une statue de la Liberté ou d’une Notre-Dame de Paris, en format plus réduit : des parchemins du Moyen Âge ornés d’enluminures ; des ouvrages datant des tout débuts de l’imprimerie ; et même un dictionnaire de marine écrit à la main par Antoine de Conflans. Son nom ne vous dit rien ? Il était capitaine d’un vaisseau qui navigua en 1524 vers des terres inconnues, lors d’une expédition commandée par Giovanni da Verrazano et financée par des marchands lyonnais. Cette année-là, Conflans et Verrazano découvrirent New-York.
Parmi ces trésors sans prix se trouve aussi un dossier d’une quinzaine de pages, tapées à la machine à écrire. Son contenu ? Des chants de Noël, entonnés dans l’église de Parilly de 1945 à 1950. Ils ont droit aux mêmes égards que les récits des explorateurs de l’Amérique, et traverseront comme eux les siècles à venir. (Lire la suite…)

Édition : 44 balades gourmandes en Rhône-Alpes

Serge Bertrand, enfant de Vénissieux, chef du restaurant “L’Olympic” et membre des Toques blanches lyonnaises, a eu l’idée d’associer dans un livre les produits phares de la région à des randonnées pédestres. Une redécouverte originale de l’immense richesse des terroirs rhônalpins.
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Les bancs de la communale

Les enseignants de l'école de garçons en 1959

Gérard Petit et l’association Viniciacum se sont penchés sur le passé scolaire de la ville. De ces recherches est né un opulent ouvrage, abondamment illustré : “Vénissieux École du Centre 1911-2011 et deux siècles de mémoire scolaire”. (Lire la suite…)

Le mystère de la Femme-Morte

Cette histoire débute comme un roman policier. Une affaire sordide, au point qu’on a cru bon de la jeter aux oubliettes il n’y a pas si longtemps, en rebaptisant l’endroit du nom d’un médecin devenu maire de Villeurbanne : place Jules -Grandclément. Mais beaucoup d’entre vous se souviennent sûrement que cette partie du quartier de Parilly, entre la station de métro et l’échangeur du boulevard de ceinture, s’appelait autrefois « La Femme-Morte ». (Lire la suite…)

La Route nationale 7 : 2000 ans d’histoire

La longue voie goudronnée traverse tout Vénissieux, du sud au nord. Sur le plateau des Minguettes, elle porte le nom d’Yves Farge et devient route de Vienne en entrant au Moulin-à-Vent. Mis à part le fait qu’elle sert de limite communale avec Saint-Fons et Lyon, plus rien ne la distingue des autres avenues de la cité. Depuis l’inauguration de l’A7 en 1965, l’intense circulation qui la caractérisait s’est détournée vers l’autoroute du Soleil. Il y a cinq ans, elle a même été rétrogradée de RN 7 en route départementale, la RD 307. Un mythe s’est effacé, symbole de Provence, promesse de vacances, que Charles Trenet chantait tout guilleret : « Nationale 7, il faut la prendre qu’on aille à Rome, à Sète ; à 2 à 3 ou même, à 7 ; c’est une route qui fait recette ». Quel rapport avec notre ville ? C’est que la « plus belle route de France », et aussi la plus importante puisqu’elle reliait Paris à Marseille et à la Méditerranée, a voyagé dans le passé vénissian pendant plus de 2000 ans. (Lire la suite…)

Guy Fischer : “L’été 1981 a été la période la plus difficile de ma vie politique”

En juillet 1981, quand éclate aux Minguettes, dans le quartier de Monmousseau, la première grande émeute urbaine que la France a connue, Guy Fischer est Premier adjoint au maire. Il est en première ligne face aux revendications des jeunes. Ces quelques semaines ont profondément marqué sa vie politique. Interview. (Lire la suite…)

1981 : “l’été chaud” des Minguettes révèle la problématique banlieue à la France

L’été chaud de 1981 a surpris la France. Pour la première fois, des voitures brûlent, jeunes et forces de l’ordre s’affrontent violemment. La problématique banlieue, cocktail explosif de discrimination, d’injustice et d’avenir sacrifié, fait irruption sur la scène nationale sur fond de crise de l’emploi. Plus rien ne sera comme avant. En 1983, la Marche des Beurs, née à Monmousseau, arrive triomphalement à Paris. Les Minguettes deviennent le laboratoire national de la Politique de la Ville. Trente ans après, le quartier a beaucoup changé. Les changements urbains sont impressionnants. Mais les sentiments mêlés de discrimination, d’injustice et d’avenir sacrifié n’ont pas pour autant disparu. (Lire la suite…)

Printemps 1944 : Vénissieux sous les bombes

Située jusqu’en 1942 au sud de la ligne de démarcation et donc en zone non occupée par les troupes allemandes, Vénissieux a relativement peu souffert des premières années de la guerre. Son sort bascule dans la nuit du jeudi 23 mars 1944. Vers 0 h 30, les bombes anglaises pleuvent sur Parilly, sur l’avenue Jules-Guesde et surtout sur l’usine SIGMA : c’est elle que visent les alliés, car elle fabrique des moteurs d’avions et représente un enjeu stratégique. Ce premier bombardement fait 5 morts et détruit une cinquantaine de maisons mais l’usine est à peine touchée. (Lire la suite…)

On a testé pour vous : le parc France Aventures à Fourvière

Le parc France Aventures, c’est l’occasion rêvée de se prendre à nouveau pour un gosse, qui grimpe aux arbres et cherche à atteindre une branche un peu plus haut. Sauf que cette fois, personne n’est là pour vous crier “Redescends tout de suite !” Pour vous y rendre, prenez le métro (ligne D) jusqu’à la station Vieux-Lyon, Cathédrale Saint-Jean, puis empruntez le funiculaire de Fourvière. En sortant devant la basilique, rejoignez la tour métallique. Vous arrivez aux grilles du “parc des hauteurs”, que vous traversez. Une fois à l’accueil de France Aventures, les choses sérieuses commencent. Michèle Feuillet et Grégory Moris ont mis les baudriers…

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Les comices agricoles : fermes en fête

Les villageois préparent l’événement depuis des mois. Les femmes ont cousu des kilomètres de tissus de toutes les couleurs. Les hommes travaillé le bois jusqu’à s’en user la paume des mains, fabriquant barrières, poteaux et mats pour les héros de la fête, et aussi des tribunes pour les personnalités officielles et le public venu en foule. De leur côté, les élus municipaux se sont réunis jusqu’à des point d’heure de la nuit, couvrant par leurs éclats de voix les fausses notes de la fanfare répétant dans la grange d’à côté. Arrive le grand jour. «Les habitants de cette charmante localité [Vénissieux, mais vous l’aviez deviné], se sont distingués pour recevoir dignement tous les défenseurs de l’agriculture. Les rues ont offert un coup d’œil féérique, à chaque pas des guirlandes ; les façades des maisons disparaissaient sous la multitude des trophées de drapeaux français et russes ». Que se passe-t-il donc ? Une visite du président de la République ? Le passage d’un empereur venu de Saint-Pétersbourg ? La commémoration d’une victoire ? Non, mieux, bien mieux que cela : un comice agricole ! (Lire la suite…)

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